‹ Œuvres complètes. Nouv. éd. publiée sur les textes les plus anciens avec les variantes et des notes (volume 3)Chapitre 215 sur 223 · VŒU D'UN PESCHEUR AUX NAÏADES · texte numérisé non relu

VŒU D'UN PESCHEUR AUX NAÏADES

Si de ma tremblante gaule Je puis lever hors de l'eau, Prins à l'haim, le gros barbeau Qui hante au pied de ce saule; Naiades des eaux profondes, A vous je promets en vœu De jamais n'estre plus veu Repescher dessur vos ondes.

Et pour enseigne éternelle, A ces saules verdelets Je vous pendray mes filets, Mes lignes et ma nacelle.

DE PALLADAS.

H piÇ XOCl TOpOÇ SCTÎ TOUOS GY.<X1tVt\Ç) .

ff uand il te plaist bêcher, Dimanche,

V^ Ton grand nez te sert d'une tranche ;

Quand vendanger, d'un couteau tors;

D'une trompette, quand tu dors.

Aux nefs il sert d'ancre tortue,

Aux laboureurs d'une charrue,

D'un haim aux pescheurs mariniers,

Et de havet aux cuisiniers ;

Aux charpentiers de doloùere,

Aux jardiniers de sarcloùere,

412 Gayetez

De besaguë au fevre, et puis De maillet pour frapper à l'huis.

Ainsi, Dimanche, en toutes sortes Pour cent mestiers un nez tu portes.

DU MESME

EÎ7T£, 7ÎÔ6£V (7Ù {XÎTpetÇ XOT[JLOV.

Ayant un petit corps vestu D'un si petit monceau de terre, (a) Pourquoy, trompeur, mesures-tu Tout ce monde qui nous enserre?

Mesure-toy premièrement, Et te cognois et te commande, Et puis mesure entièrement Le ciel et la terre si grande.

Si mesurer tu n'as pouvoir De ton corps la fangeuse ordure, (b) Comment pourras-tu bien sçavoir De ce grand monde la mesure?

Au Livret de Folastries (i 5 §4 )•

a. Var. :

Géomètre, qui as vestu

Un corps fait d'une freslc terre,

b. Var. :

Si, homme, tu n'as le pouvoir De te cognoistre et ta nature,

DU MESME

O pôovoç oùtTipjioû y.aTa IlcvSapov.

Trop plus que la misère est meilleure l'envie: Ceux qui sont enviez ont une heureuse vie; On a tousjours pitié de ces pauvres chetifs. Puissé-je n'estre, ô dieux ! des grands ny des petits ; La médiocrité fait la personne heureuse, Le haut degré d'honneur est chose dangereuse, Et le trop bas estât traisne ordinairement Pour sa suitte une injure et un mesprisement.

EPITAPHE DE NIOBE,

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