I . Et oncle paternel de nostre roy. (R
2 Du marquis du Gast, qui perdit ceste journée. Les historiens du temps racontent qu'on trouva entre ses despouilles quatre mille cadenats, desquels il avoit résolu d'enchaîner les François et les envoyer aux galleres s'il eust eu la victoire. (R.)
Premier livre. 55
Lorsqu'il joncha la campagne De tant de soudarts tuez (1).
Antistrophe.
Comme un affamé lion.
Qui de soif la gorge a cuite, Tout seul domte un million De cerfs légers à la fuite ; Ores rouant sa grand masse A grands coups de coutelace, Emmena pour son butin Le traistre Allemant mutin (2}, Et, brûlé de la victoire, Luy grava dessus le dos (5) En lettres rouges (4) la gloire De la France et de son loz.
Epode.
Jamais la muse ne souffre Qu'un silence sommeillant En ses ténèbres engoufre Les faits d'un homme vaillant.
1. Jusqu'à douze ou quinze mille tuez, deux mille cinq cens prisonniers blessez et non blessez. R.)
2. Car il se jetta sur le gros des Allemans et des Espagnols, qui emportoient l'infanterie de France sans luy, et n"y perdit que deux cens des siens. Maistre Antoine Arnaud, advocat du Parlement , aussi docte que fort éloquent , parle de ceste victoire en ces mots , en sa première Savoysienne : « Monsieur d'Anguien, sous les auspices du roy François , emporta ceste glorieuse journée, où nostre infanterie, à coups de picques , renversa furieusement toutes les vieilles bandes triomphantes des deux parties du monde, bien qu'ils fussent le tiers plus que nous , et tellement armez que nous y gaignasmes huict mille corselets. » (R.)