ACTE III, SCENE m
LÉJ.IE.
Léandre, arrêtons là ce discours importun.*
Contre moi, tant d'cU'orts qu'il vous plaira pour elle;'
Mais surtout retenez cette atteinte mortelle.
Sachez que je m'impute à trop de lâcheté
D'entendre mal parler de ma divinité;
Et que j'aurai toujours bien moins de répugnance
A souiTrir votre amour ([u'un discours (|ui l'offense. -
LÉANDRE
Ce que j'avance ici me vient de bonne part.
LÉ LIE
Quiconque vous l'a dit est un lâche, un pendard. On ne peut imposer de tache à cette fille, ^ Je connois bien son cœur.
LEANDRE
Mais, enfin, Mascarille D'un semblable procès est juge compétent; C'est lui qui la condamne.
LÉLIE
Oui!
LÉANDRE
Lui-même.
LÉLIE
Il prétend D'une fille d honneur insolemment médire,
' Var. Léandre, arrêtez là ce discours importun (1682j.