‹ Œuvres complètes; nouvelle édition collationnée et augmentée des lettres de Sainte Chartal, des lettres inédites de l'auteur, du portrait de lui et d'autographes (volume 2)Chapitre 1 sur 356 · AUX RELIGIEUSES · texte numérisé non relu

AUX RELIGIEUSES

jék VÎMTAfiÔN DE fiÂ^rffi IUliflfi.

Ans oévOTES BT REUGIEDSBS,

^oici maintenant les Serinons de votre mheureux Père en meilleur état quMls Mit paru ci-devant dans la première imession , en laquelle, pour avoir été un 0 trop précipitée et tirée sur des copies d correctes, se sont coulées quantité do ites, qui ont donné sujet à quelques péronés d*en concevoir du dégoût, el douter 0 cet ouvrage fût de Tauteur dont il port le nom très -illustre et célèbre, n'y yant pas assez de correspondance à ses Ires livres, qui sont si parfaits et ac- Dplis. Mais qui ne sait que la plus mde partie n'étant pas sortie imméitement de ses mains , ains seulement nieillic conformément à ses entretiens, rès qu'A les avoit prononcés, il étoit s-difficile qu*il ne fût échappé beauiip de belles et bonnes choses, qui leur nneroient sans doute plus de perfection l'Us n*en auront jamais. Néanmoins, on peut nier qu'on n'ait une très-grande ligatiOQ à vos chères sœurs d'Annessy, li en ont été les fidèles secrétaires, aune elles avoient eu le bonheur de i entendre. Et , de plus, que pour Tau- ) partie qu'on a trouvée écrite de cette inite main, ce ne sont presque tous que s némoircs et projets de sermons, sur iquek ce bienheureux Père dressoit des nours parfaits et entiers lorsqu'il com- 60(011 do vaquer à ce saint exercice de

la Prédication. Et son intention n*avoit jamais été que ni les uns ni les autres parussent sous la presse. Toutefois, une personne d'insigne piété et très- rare vertu (A/, le Commandeur de SiUery), fort affectionné à votre institut, et non moins zélé que dévot pour la mémoire de votre bienheureux Père, sachant combien toutes les paroles qui sont sorties de celte sainte bouche vous sont douces et précieuses, après avoir considéré la consolation et l'utilité qui en rëviendroient à toutes vos maisons, et spécialement à celles qui n'en pouvoient pas avoir des fidèles copies pour s'en servir utilement , se résolut enfin de communiquer ce riche trésor, qui étoit entre ses mains. Mais la maladie qui le saisit incontinent après, et dont il est décédé , ne lui ayant pas laissé les forces, ni donné le loisir de les bien examiner, le pressant désir qu'il avoit de pouvoir rendre encore ce dernier et charitable office à votre ordre, fit qu'on hâta l'impression : ce qui a été cause d'une partie des fautes qui s'y sont rencontrées.

Or, pour procurer à ce livre l'estime qu'il mérite dans les monastères et ailleurs, votre très -digne et très -honorée mère de Chantai, dont \eÈ sentiments vous doivent être à jamais en singulière vénération , peu avant son décès, comme elle étoit en cette ville de Paris, voulut prendre la peine de marquer elle-même fort particulièrement la manière en laquelle elle dé-

Cpitre,

0iroii qu'on le corrigeât. Et premièreipent elle ordonna que l'on effaçât certaines redites et autres choses inutiles ; secondement, que pour la consolation de ceux qui nVntendent pas le latin , on traduisît le plus qu*il se pourroit des passages qui sont dans les fragments ; troisièmement, qu*on mit par ordre et dans leur suite tous les seS mons complets : et en quatrième lieu, que Ton y ajoutât d'autres pièces qui n'avoient pas encore été imprimées. C'est donc ce que l'on a tâché de fai^e le plus soigneusement et fidèlement qu*il a été possible, suivant et selon ses intentions, sans que pourtant l'on ait en façon quelconque altéré le fond de la doctrine, ainsi qu'il sera très-

aisé à voir. Et certes quiconque aura laÉt soit peu de connoissance des écrits de cel homme incomparable, il lui sera facile d*y remarquer sinon son inimitable style, ai moins la solidité et suavité de son eâprii Jouissez donc, aroes saintes et religieuses, de cet héritage, et vous réjouissez de quoi vous allez désormais entendre i^armi vous un si excellent et tant aimé Prédicateur, qui vous enseignera la vraie science da salut , et les moyens de vous perfection- • ner toujours de plus en plus dans la vrais et sainte vocation, à laquelle il a plu àl Dieu vous appeler par son moyen. Avul sait-iL

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