‹ Œuvres complètes; nouvelle édition collationnée et augmentée des lettres de Sainte Chartal, des lettres inédites de l'auteur, du portrait de lui et d'autographes (volume 2)Chapitre 310 sur 356 · En la crainte des dangers du péché , | ainai des autres · texte numérisé non relu

En la crainte des dangers du péché , | ainai des autres

et des pertes des biens de ce monde : oo craint l'un et trop peu l'autre.

5. En espérance trop mise , peut-être , au monde et en la créature , et trop peu mise en Dieu et aux choses éternelles.

6. En la tristesse , si elle est trop excessive , et pour chose indigne.

7. Quelles affections enfin tiennent votre cœur em|)êché, quelles passions le possèdent , en quoi principaleoient il s*est détraqué.

8. Car par les passions de l'âme on reconnoît son état en les tâtant Tune après Paulre , comme fait un joueur de luth ; tirant et lâchant les cordes , selon qu'il en est besoin , il les accorde : ainsi , après avoir talé l'amour, la haine , le désir, la crainte, les peines, la tristesse et la joie de no^re ame , si nous les trouvons mal accordantes à l'air que nous voulons sonner, qui est la gloire de Dieu , nous pouvons les accorder moyennant sa grâce et le conseil de notre père spirituel

S V. Affectioni qu'il 'faut produire ipréi reximen.

Après avoir doucement considéré chaque point de l'examen , et vu à quoi vous en êtes , vous viendrez aux affections en cette sorte.

4 . Remerciez Dieu de ce peu d'amendement que vous avez trouvé en votre vie, depuis vos dernières résolutions ; reconnoisant que c'a été sa seule miséricorde qui l'a fait en vous et pour vous.

2. Humiliez-vous fort devant Dieu, reconnaissant que si vous n'avez pas beaucoup avancé, c'a été par votre faute ; parce que vous n'avez pas fidèlement, courageusement et constamment correspondu aux inspirations, clartés et mouvemens qu'il vous a donnés en l'oraison et ailleurs.

3. Promettez-lui de le louer à jamais des grâces reçues pour vous retirer de vos inclinations à ce petit amendement.

4. Demandez-lui pardon do l'infidélité et déloyauté avec laquelle vous avez correspondu.

5. Offrez-lui votre cœur, aûn qu'il s'en rende du tout maître.

Page 1