‹ Œuvres complètes; nouvelle édition collationnée et augmentée des lettres de Sainte Chartal, des lettres inédites de l'auteur, du portrait de lui et d'autographes (volume 3)Chapitre 198 sur 450 · LETTRE CCCXXXI · texte numérisé non relu

LETTRE CCCXXXI

•» riANÇO» DB SALES, A M. MILLETBT, CON* •BILLBB OU BOI AU PAALBMBNT DB BOUA- GOGNB.

(Tliia 4a aiaaafière de la VltlUllon da Rooaa.)

Le faint prêtai lui recommande le bon droil de son Egliie« Il lui donne des nouvelles do M. de Cbarrooisy» qui étoil pré» de venir demeurer à Anoecj avec son épouse, el qtii avoil été fait frand-matire de rartillerie de Savoie par M. le prince de Flémonl, aveo loole la gracieuseté possible. Il le prévient qu'il doit prêcher A Gre- Boble i'aaoêe suivaule*

Anaec7,lltvrl!i6t7.

Monsieur mon frère , c*est maintenant pour mon Église (et que puis-je dire do plus aiectioDoé?) que j'implore votre fraternelle faveur, et crois qu'elle me sera facikmeot accordé t surtout quand vous aurez ouï la remontrance que ce porteur vous fera, par laquelle vous verrez que le brevet dont il s'agit est non-seulement fondé sur la piété, mais encore , si je ne me trompe, sur la justice. Je vous supplie donc très«

humblement, monsieiirmon Mre, de nmis être très4irdemment propice.

Vous me dcmandiesi Tautre jour, par la dernière lettre quo j*ai eu le bien de recevoir de vous , des nouvellos de M. de Cbapmoisy, mon parent : en quoi vous témoignez votre bon et beau naturel , et cet honnête chevalier vous en sera grandement obligé quand il le saura, ce qui sera dans peu de jours , que lui et sa femme viendront en cette ville, puisque monseigneur le prince de Piémont , ayant reconnu eu cette dernière occasion sa valeur et su Aisance es choses de la guerre, Ta créé grand maître de Tartilleriede cet état , et depuis a été embrassé et caressé sans mesure par monsieur le duc de Nemours , qui l'invita de venir en cette ville (4 ^ , et le traita trèshonorablement : enfin il n'est que d'être gens de bien.

Je suis enp;agé encore pour Tannée suivante (%) à Grenoble , monsieur le maréchal d'Esdiguières Payant demandé à son altesse, qui l'a volontiers accx)rdé. Veuille la bonté divine m'y rendre fructueux ! et il falloit bien rendre ce compte de moi-inAmo à monsieur mon frère, que j'honore do tout mon cœur, et auquel je suis très-humble frère et serviteur, eto.

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