‹ Œuvres complètes; nouvelle édition collationnée et augmentée des lettres de Sainte Chartal, des lettres inédites de l'auteur, du portrait de lui et d'autographes (volume 3)Chapitre 282 sur 450 · LETTRE DXXII · texte numérisé non relu

LETTRE DXXII

s. PRANÇOIS DE SALES , AU CARDINAL LUDO VISIO.

Le Saint rend compte de sa visile aux pères feuillans.

Torin. 11 juin len.

Monseigneur illustrissime, l'assurance que les pères feuillans m'ont donnée de Tamour et de la faveur que votre seigneurie illustrissime porte à leur congrégation, m'oblige de vous exposer comme , ayant plu à sa sainteté m'établir président de leur der^ I nier chapitre général , j*ai rencontré parmi ; eux une concorde et une piété si rares que ! J'ai été touché en moi-même d'un parlicu- ' lier sentiment d'obligation de louer infini- >

ment la majesté divine , qui a à des hommes mortels une si dense ei aimable paix d'esprit.

Davantage , ils ont fait l'éleetioii d'un fé* néral avec toute la maturité ei le choix qu'on pouvoit désirer; car ils ont jeté les yeux sur un personnage où la rencontre d'un savoir exquis , d'une prudence non commune et d'une excellente piéU, se trouve avec une très-belle harmonie.

Ses rares écrits rendent une manifeste preuve de ceci ; Dieu s'étant servi de sa plume pour apporter beaucoup d'ornemeat à la sainte doctrine catholique , par les très* utiles traductions qu'il a faites de quelque» pères grecs , et par les très-beaux livra qu'il a composés pour la réfutation des hé* résics de co temps ; dont je ne doute poist que votre seigneurie illustrissime ne reçoive un grand contentement de cette ék> tion , et de l'heureux sucrés du chapitre. Ja mo promets encore qu'elle continuera la faveur envers cette congrégation , de qad je la supplie très-humblement; otbaisuit très-révéremment vos sacrées mains, je prie Dieu qu'il vous donne toute sainte prospérité. C'est l'ardent désir de celui qai est , monseigneur illustrissime , de votre éminence, le très-humble, etc.

LETTRE DXXni.

s. FRANÇOIS DE SALES , AU GARDIIfU DE SAINTE-SCZAISNE.

Le Saint lui rend compte de m visite aui perd

feaillans.

Tarin, tlJalnlIB.

Monseigneur illustrissime , puisque je connois l'aflection particulière dont lesainl zôle de votre seigneurie illustrissime a toujours embrassé et procuré les intérêts et ravancement de la congrégation des pères feuillans , il m*a semblé être de mon devoir de lui donner avis sur le succès de leur dernier chapitre gcnérul , auquel , comme sait votre seigneurie illustrissime , sa sainteté m'a donné ordre d'assister en qualité de président.

J'iissure donc votre seigneurie illustrissime que toutes choses s'y sont passées avec une si étroite union d'esprit, de paix et de piété, que ces nobles qualités n'y pouvoicnt pas être désirées en un plus excellent degré , de sorte que je puis dire ma préscncv

E S. FRAffÇOTS DE SALES.

Hé inutile, n'ayant eu autre exerdant cet emploi , sinon do goûter même la douceur et la consolation, e de tant de modestie et de tant de

aérai a été élu avec un très-généentement de tous : car de trenterages, les trente lui ont été donnés ; d son élection a été publiée , Papn de tous a été reconnue dans la e allégresse qu'ils ont témoignée, ur moi , je ne trouve en tout ceci ihose à redire : c'est qti'il me semce n'est pas un détriment de peu ance au public qu'un personnage ndition si émincnte , et qui a écrit ;ammentpour le serricede l'Église, e néanmoins maintenant occupé 3S qu'apporte la charge et la supé- ;n'on lui a imposée ; encore que arge soit sur des personnes reliet qui font profession de la pernonastique : car il me semble que t réussi d'écrire avec l'heur et la l'on remarque es traductions du latin et en françois qu'il a données c, et en réfutant les hérésies de ce il pouvoit rendre un plus grand et ortant service à la sainte Église , en nuation de cet emploi. Toutefois, la divine providence l'a ainsi oril est à espérer qu'elle se veut sera promotion au généralat, pour ssir par ce moyen quelque grand m ordre et à la sainte Église cathobaise les mains de voire éminence ime avec une très-profonde révé- )t souhaite de Dieu en sa faveur *te de sainte félicité , comme étant, aeur illustrissime , votre très-hum*

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