FRANÇOIS DE SALES, A UNE VBUVa
Deiicin de Dieu d
Qu'esKe quo fait voire cœur, ma trtschère elle? Notre frèro m'écrit que vom avez reçu quelque sorte d'affliction qu'il no me nomme point. Certes, quelle qu'elli soil, elle me donne bien do li condoléance, mais aussi quand el quand de II cjosolulion, puisqu'il dit quo Dieu vous l'i envoyée : car, ma très-cliêre Gllè, rien m sort do cette main divine que pour l'uniU des âmes qui lecraignent, ou pour lesjnrilier, ou pour les affiner en son saiiU
Ma très-chère Glle, vous serez bien heu reuse, si vous recevczd'un cœur filialemea amoureux co que notre Seigneur voua w-
DB S. nUHÇOIS DE SALES.
ï cœur ai paternellenient soigneux perfection. Regardez souvent à la B l'ëlernité , el vous no vous trouoint des accidens de la vie de cette é. Ainsi soit-il.
ëe-chère fille , vous avez toujours leschétives prières; et tout maiae m'en vais offrir votre cœur bienpère céleste, en l'union de celui de rès-aimé, en la très-sainte messe, invariablement, ma très-chère fille, &s-affectionné, etc.
LETTRE DCXCV.
LHÇOIB DR SALES, A Dm DUU.
■; ellM aonl prèfiribici m goût.
S, ma chère fille, ce n'est pas que un CŒur tout [eiidre pour vous; snis tellement tracassé d'encom- ]ue je ne puis pas écrire quaod je t puis votre mat qui n'est autre AS de técberesse et aridité ne peut lédié par lettre. Il Taut en présence 1 petits accidens, et encore après patience et résignation en est l'ulérison . après l'hiver de ces froi- B saint été arrivera, et aous serons
I ma BUe, n mes à la douceur, suavité et déli- ODSolation; mais toutefois l'apreté cheresse est plus fructueuse : et t S. Pierre aimât la montagne du , et fuit la montagne du Calvaire, touteftHS ne laisse pas d'être plus e celle-là; et le sang qui est rém l'une est plus désirable que la joi est répandue en l'autre. Notre irvous traite déjà en brave fille, issi un peu comme cela. Mieux vaut le pain sans sucra que le sucre in.
niétnde et le chagrin qui vous aria connoisaance de votre néantise is aimable : car cncoreque la cause bonne, l'rHet néanmoins ne l'est n, ma fille, car rello ronnoisiance ; néantise tip nous doit pas troubler, loocir, humilier et abaisser ; c'est ■-propre qui fail que nous nous im-
patientons de nous voir vils et abjects. Or sus, je vous conjure par notre commun amour, qui est Jésus-Christ, que vous vivtez toute consolée et toute tranquille en vos infirmités. Je me glorifierai en mes infirmités, dit notre grand S. Paul , afin que la vertude mon Sauveur habite en moi (1)*, oui , car notre misère sert de trâne pour faire reconnoltre la bonté souveraine de notre Seigneur.
Je vous souhaite mille bénédictions. 0 Seigneur, bénissez lecteur de ma très-chère fille, faites-le brûler comme un holocauste de suavité à l'honneurde votre diiectton I qu'elle ne cherche aucun autre cont«ntement que le vôtre , ne requière autre consolation que celle d'être trëa-parraitement consacrée A votre gloire I Jésus soit à jamais au milieu de ce cœur, et que ce cœur soit à jamais au milieu do Jésus I Jésus vive en ce coeur, et ce cœur en Jésas I
tKrniE Dcxcvi.