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MXNlfiB EN PAVEUR DES RELIGIEUSES DE tk TBITATIOlf SAINTE-MARIE.
Oemeat XI, pape, à nos chères filles en léBii»Chiist, les religieusesdes monastères de Tordre de la Visitation de la bienheuranse Vierge Marie Immaculée , fondé par aaint François de Sales, en quelques lieux qu'ils soient. Chères fiUes en Jesus-Christ, salut et bénédiction apostolique.
Comme la sollicitude de l'office pastoral» confié par la Providence divine à notre humilité, exige que nous prenions un soin paternel des religieusesqui, ayant méprisé les vanités du siècle, se sont consacrées au service de Dieu sous le joug suave de la religion, nous devons lâcher de soutenir et d*avancer leur progrès spirituel, autant que nous le pourrons faire , afin qu'elles s'acquittent exactement des vœux qu'elles ont faits au Seigneur, marchant devant lui en sainteté et en justice tous les jours de leur vie. Car elles sont ces Glles bien-aimées, qui , ayant oublié leur peuple et la maison de leur père, ont*choisi par un sage conseil la meilleure part. Ce sont ces vierges de rÉvangile, qui, ayant préparé leurs lampes avec toutes les précautions possibles , sont allées au-devant de l'Époux ce. leste. Ce sont elles enfin , qui , pour nous servir des paroles de saint Cyprien, sont la fleur de Farbre de TÉglise , la gloire et l'ornement de la grâce spirituelle , un ouvrage achevé et incorruptible de louange et d'honneur, la plus illustre portion du troupeau de Jésus-Christ. Mais comme entre ces vierges sacrées nous vous honorons, chères filles en Jésus-Christ , d'une affection singulière de charité paternelle, nous comprenons très-bien que nous devons employer tous nos efforts , afin que vous
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trèa-parfiiite que voua avei embrassée , el que 7008 ne cesaiex d'y erottre et de TOUS y avancer jusqu'à on jour parfait. Cestà vous donc que nous parlons , c'est vous que noos eibortons , fruits choisis de sainteté , non pastantparpuissance que par amour; noa pas que nous appréhenidioiis qu'il ne nous revienne de vous quelque chose de fâcheux, mais parce que plus votre gloire est sublime , d'autant plus devons-nous être soigneux de votre «persévéranoe , et appréhender davantage les embûches da méchant esprit tentateur. Nous voici d^ aux approches de la centième année depuis que votre ordre a été institué par saint François de Sales, et pourvu de constitutionsadmirables en sagesse, discernement et suavité. Pendant tout ce temps-là , votre ordre s*est si fort accru, et sa splendeur s'est tellement répandue dans l'Eglise de Dieu, que l'on compte jos* qu'à cent quarante-sept monastères qui ont été fondés, ainsi que nous rapprenons; d'où l'on connott clairement la sainteté de l'institut que vous professez, par les grande accroissemens que la bonté de Dieu luy a accordés, aussi bien que l'odeur des vertus chrétiennes , que tant vous, que celles qui vous ont précédées, ont répandue de tout côté, ayant engagé par là les nations du monde chrétien à favoriser et recevoir votre dit institut par un effet de la bénédiction du Seigneur. Au reste, cette heureuse étendue de votre ordre, et cette réputation de vos vertus qui a été portée si loin , demandent fortement de vous, que vous vous efforciez de conserver la grandeur et la gloire d'un si grand nom , pour le plus grand honneur de Dieu ; ce qui ne peut arriver plus sûrement de votre part, qu'en observant diligeamment les constitutions salutaires, les avis que vous a dormes votre saint fondateur, qui vous frayent un chemin assuré , facile et uni pour la perfection chrétienne; et en vous donnant de garde de ne laisser glisser aucune nouveauté dans votre ordre, qui sont contraire auxdites constitutions et avis , ou bien qui puisse affaiblir aucunement vos pieuses coutumes et la discipline que vous avez observée jusqu'à présent; en quoy vous ne manquerez point de recourir à l'autorité desordinaires . des lieux sous la Juridiction deanuAU vn«>«
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avez été élablies : car nous nous confions qu*ils ne manqueront pas de vous secourir promptement et avec joie dans toutes vos nécessités , et de faire en sorte qu'il n'arrive aucun changement dans votre ordre dans la suite des siècles, ainsi que nous leur recommandons par ces présentes. Et comme les ordres religieux célèbrent dévotement leur année séculaire , il est juste que, puisque vous arrivez à ce terme, vous rendiez à Dieu , très-bon et très-grand , d*humbles et d*abondantes actions de grâces pour les bienfaits que vous en avez reçus, et que, par des prières très-ardentes, vous obteniez de sa miséricorde qu'il restaure et vivifie en vous Tesprit de votre saint fondateur, principalement dans ce temps-là, et imprime plus fortement dans Yos cœurs cette sentence , qui est comme un abrégé de toute la sagesse chrétienne , et qu'il avoit toujours dans i*csprit et dans la bouche ; à savoir que tout ce qUi n'est pas pour l'éternité , n'est que vanité ; quei de plus, il vous accorde benignement une excellente participation des vertus chrétiennes, un véritable mépris des biens temporels, et un désir parfait et efficace des choses divines; qu'il éclaire de plus en plus votre entendement , qu'il enflamme votre volonté, qu'il purifie votre corps et sanctifie voire ame , afin que ne vous occupant continuellement que de ce qui concerne le Seigneur, vous soyez saintes de corps et d'esprit : et qu'après avoir triomphé ici-bas de la chair dans la chair même, vous méritiez de recevoir la couronne de justice, que le divin Époux a préparéedans le ciel à tous ceux qui combattent pour la piété. Voilà ce que nous vous souhaitons de tout notre cœur ; et pour présage de cette félicité si avantageuse, nous vous accordons , chères filles en Jésus-Christ , la bénédiction apostolique.
Donné à Rome, à Sainte -Marie -Majeure , sous l'anneau du Pécheur, le vingt-
deuxième jour de juin mil sept cent neuf, l'an neuvième de notre pontifical.
f Le card. Gozzadini.