‹ Œuvres complètesChapitre 38 sur 54 · EXTRAIT · texte numérisé non relu

EXTRAIT

DD CORBIERE OjLILAKESE DU a3 JANVIER 1810.

' . '• J ItK

iPtreuve-, i'4 gcnnajô i€fio.

Ebbe qui luogo non ha guari un tratto yandalico che

prova fino a quai punto la cupidigia possa acciecare | au i

yen interesai délia letteratura , quegli uomini medesimi

che professano di concorrere a' suoi progreasi. Un librajo

francese , che Tiaggiava in queati ultimi tempi in Italia ,

si recè a yisitare la biblioteca Laurenziana ; i conserva*

tori di questo célèbre stabilimento gli comunicarono

parecchi manoscritti , e fia gli altri quello di Longo

sofista. I giornali hanno annunziato , in quell' epoca, che

nel percorrerlOi lo ritroyô più completo di quello sul

quale erano state fatte le edizioni del leggiadro romanzo

di Dafni e Cloe , tradotto dal nostro Annibal Caro.

Questo librajo copié adunque colla più gran cura il

frammento che non era stato pubblîcato per anche, e

quindi restitui il manoscritto. I conservatori nel riaverlo

s'accorsero che tutta la parte finora inedita era ricoperta

d'inchiostro e sene lagnarono : il librajo si scusô col dire

che sfortunatamente il suo calamajo erayisi royesciato

sopra. La sua scusa fu menata buona da' conservatori ,

che sperarono d'altronde di far isparire la macchia cogli 4* 20

esperimentt oonoAciuti ; ma , dopo parecchie profe , riconobbero vani tntti i loro sfoizi, poiché la macchia era stata &tta con un inchiostro indélébile cbe non tio- ¥881 né aIlal>iblioteca , né in alcun nffizio.

In tal mani^Bi qnesto ayido librajo , per esseie il solo posseasore del firammanto di Long^ non per anco pub* blicato , si é pri^alo d*dgni messo compro^ante Tanten* ticità dell' editione cha si propone di famé.

A n. RENOVARD,

Iloreiicc,le i»a*rt t8io.

Tai reça , Monaieur , yos deux lettres lelatÎTes i la tache d^encre. Je ne yoîs plus M, Fauchet (i); mais je doute fort qu'il YOQl&t entrer pour rien dans cette affaire. Vous comprenes que chacun éYÎte de se comprooiettre ^▼ec la canaille. C'est le seul nom qu'on puisse donner â l'espèce de gens qui aboient contre nous. Pour moi , je ne m'en aperçois même pas. Les gazettes d'Italie sont ' fort obscures , et ne peuvent tous faire grand bien ni grand mal. Au reste , je ne souffrirai pas qu^on vous pende pour moi, et je suis toujours prêt à crier : Mé, WÊê, 44bum fui ficL Je déclai^rai quand tous Tondrez que moi tout seul j'ai fiât la fatale tache, et que je n'ai point eu de complices.

Je TOUS euToie par la poste la traduction compléta imprimée ici (a). Cela ne se pourrait autrement. Notre

(f ) Le préfet.

(a) Tandû que M. Reaoïiard atlendait le fragment inédit «* ta tradaefcîon pour lef publier à Paris , Courier avait changé d'avii et résolu de donner lui-même une édition complète du texte grec , et «ne autre de la traduction d*Am/ot , retouchée et complétée. Celle-ci

première idée était folle. Le morceau déterré devait paraître â sa place , et je crois que tous en conviendrez.

On ne peut mettre assurément moins de génie dans un ouvrage qu'il n'y en a dans cette version. Voulez-vous avoir une idée de ma finesse comme traducteur? Vous savez les vers de Guarini : seniirsi morir , se sentir mourir, ê non poterdir, et ne pouvoir dire^morirmt êento, je me sens mouri^. Voilà comme j'ai fait tout le long du Longus: Si cette innocence ne désarme pas la critique | il n'y a plus de quartier à espérer pour personne. Au reste ceci n'est ^as public : c'est une pièce de société qu'il n'est pas permis de siffler. Si cependant quelqu'an s'en moque , je dirai comme d'Aubigné , attendez ce loyer de ta fidétitS,

se U-oayant prête la première , il Tavait fait imprimer à Florence chez Piatti, en fë?rier 1810, et tirer à soixante exemplaires seulement, in-S». Voici la note quH) avait mise en tête de ceite édition: ^ «( 'Le roman de lx>ngus n'a encore para complet en aucune langue. On a eonserré ici , de Taneienne traduction d*Am jot , tout ce qui est conforme au texte , et pour )e reste on a suivi le manuscrit |;rec de VAbhaye , qui contient Touvrage entier. On s'est aidé aussi de la version de Caro dans les endroits où il exprime le sens de Fauteur. Le texte complet de Longus paraîtra bientôt imprime : alors quelqu'un pourra en ùÀre une traduction plus soignée , car ceci n*est presque qu^une i^lose mot à mot , faite d'aiUeurs pour être vue de peu de personnes, rt

A M. FIRjnm DIDOT ,

A PAEIS.

Florence, le 3 mars 1810.

HoNSŒUBi je mets â la poste une brochure qai sùr^ ment tous fera plaisir. Vous ne serez pas^ fâché , je crois , de savoir qu'il existe un Longas complet , et' ma traduction , toute sdche et seryiie qu'elle est , vous donnera une idée de ce qui manque daïis les imprimés. Je pars pour Rome , où' je verrai d'autres manus<^rits*de Longus. En les comparant avec la copie que j'emporte de celui-ci | j'aurai«un:texte qui peut-être ne serait pas indigne de ▼os presses. Vous pourriez même lui faire enclore plus d'honneur,- si l'envie vous prend 4'animer de quelques couleurs ces traits que j'ai calqués sur f original. Enfin , mandez-moi ce que vous en penserez ; et, s'il' vous dwit, houspourrons donner au public un joli volume contenantie texte et les variantes des manuscrits de Rome et de Florence ; j 'entends celles qui valent la peine d'être notées. ' Tai eu bien peu* le' plaisir de Toir monsieur votre fils , et personne cependant ne m'iùtéresse davantage: Toute la Grèce 'en parle et fonde sur lui de grandes* espérances. Sonnez-^moi bientât, je Vous prie, dé ses nouvelles et des vfttres , et trouvezbon que je finisse , sans cérémonie , en vous assurant de mon sincère attachement. •

A M. Boisson If ADE ,

A PAKI8.

Florence , le 3 mar» 181».

MomiBinii 00 Toos raneltra une brochure a^ec m bUlel : TOUS Tenes d'abovd ce que c'est. La IroQwUe qua j'ai faite est awarém^nt jolie : tous aurea le teiia dana peu , et Tooa vooa élonnerex que cela ait po édu^ per aux DonriUe , Cooohi , SaUini et aotfcs | qui ont publié différentes parties da manuscrit original ; car c'est le même d'oà ils ont tiré Chatiton , Xénophon d'ÉphèsSi et en dernier lieu les fàtias d'Ésope, qu'on Tient d'imprimer ici. Ne dites met» je tous prie, de tout cela dans Tos journaux. Ce n'est ici qu'une ébauche qui peut«4lie ne mérite pas d'être terminée ; mais bonne ou mauTaise, elle n'est pas publique ; car , de soixante exemplaires , il n'y en aura guère que Tingt de distribués. C'est une piéoe de société qu'il n'est i>as permis de sifller. Une grande dame (i), de par le monde, qui est maintenant a Paris pour le mariage de son frère, me fit dire, étant ici, qu'elle en accepterait la dédicace : je m'en suis excusé sur l'indécence du sujet. M. KenOuard pourra tous oon-

(1) La priBcette EIÎM , loear de Napotéon.

fer cela , il était présent quand on me fit cette flatteuse inyitation.

Jentends dire que TOtre Eunapius s'imprime bien lentement. Donnes-moi , je tous prie , Monsieur , de ses noinrelles et des T6l«es. Personne ne s'intéresse plus que moi à Tos truTauz.

A MADAME CLAVIER

A PARIS

Florence 9 le 3 mars i8ia

Madame ^ tous reoeTiez ayec ce billet une brochure où il y a quelques pages de ma façon | façon de traducteur fl'entend : c'est un roman (comme Oronte dit : eUêt un êonnet) non pas nouveau, mais au contraire fort antique et vénérable. J'en ai déterré par hasard un morceau qui s'était perdu : c'est là ce que j'ai traduit | et par occasion j'ai corrigé la vieille version , qui , comme vous verrei ,

Dans son Tiens st jle encore a des grâces nouTcIIes.

Si cela vous amuse , ne faites aucun scrupule | pour quelques traits un peu naïfs, d'en continuer la lecture. Amyot, évéque , et l'un des pères du concile de Trente , est le véritable auteur de cette traduction , que j'ai seulement complétée : vous ne sauriez pécher en lisant ce qu'il a écrit.

Je vous supplie , Madame , de vous rappeler qu'il y a delà les monts un Grec qui vous honore , pour ne rien dire de plus; et, si vous êtes paresseuse, comme je le crois, ne vous déplaise , ordonnez à M. Clavier de me donner de vos nouvelles.

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