‹ Œuvres complètesChapitre 32 sur 91 · DEDICACE · texte numérisé non relu

DEDICACE

Vous souvient-il, cocodette un peu mûre Qui gobergez vos flemmes de bourgeoise, Du temps joli quand, gamine un peu sûre, Tu m'écoutais, blanc-bec fou qui dégoise?

Garddtes-vous fidèle la mémoire, 0 grasse en des jerseys de poult-de-soie, De t'être plu jadis à mon grimoire, Cour par écrit, postale petite oye?

Avei-vous oublié. Madame Mère, Non, n'est-ce pas, même en vos bêtes fêtes. Mais fautes de goût, mais non de grammaire. Au rebours de tes chères lettres bêtes?

Et quand sonna l'heure des justes noces, Sorte d'Ariane qu'on me dit lourde.

Mes yeux gourmands et mes baisers féroces, A tes nennis faisant l'oreille sourde?

Rappelez-vous aussi s'il est loisible A votre cœur de veuve mal morose, Ce moi toujours prêt, terrible, horrible, Ce toi mignon prenant goût à la chose,

Et tout le train, tout l'entrain d'un manège Qui par malheur devient notre ménage.

Que n'avez-vous en ces jours-là, que n'ai-je Compris les torts de votre et de mon âgel

C'est bien fâcheux : me voici, lamentable Épave éparse à tous les flots du vice, Vous voici, toi, coquine détestable.

Et ceci fallait que je l'écrivisse 1

Page 1