‹ Œuvres complètesChapitre 48 sur 91 · LUNES · texte numérisé non relu

LUNES

Je veux, pour te tuer, ô temps qui me dévastes, Remonter jusqu'aux jours bleuis des amours chastes Et bercer ma luxure et ma honte au bruit doux D'un baiser sur Sa main et non plus dans Leurs cous Le Tibère effrayant que je suis à celte heure, Quoi que j'en aie, et que je rie ou que je pleure, Qu'il dorme ! pour rêver, loin d'un cruel bonheur, Aux tendrons pâlots dont on ménageait l'honneur Es fêtes, dans, après le bal sur la pelouse. Le clair de lune quand le clocher sonnait douze.

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