MEMORIAL DE DIRECTION POUR LES SUPE- RIEURS
Lettre aux supérieurs de l'oratoire de Jésus, pour leur adresser le mémorial de quelques points servant à leur direction. 808
Chapitre premier. — Régir une âme, c'est régir un monde. Regard el conduite de Dieu sur l'àme. Une àme seule pèse plus devant Dieu que tout un monde. KO!)
Chap. IL — Régir ui.e àme el une maison de Dieu ptn r iii'.e lin céleste et surnaturelle, requiert une puissaiice céleste etsurnalureile. Quoique les nommes el les an^-es soient différents en nalure, i;s coiniennciil en offices. «Il
TAÏLt DKS MA ilKatS.
('Jiap. III. — Nous (lcv< n< rrgjrdcr cliamic unie ronimc une liit'rarchic du tiol i-n li-rrc, i{ni ijuil Are ûlablln «M rondiiltt! (iivint-rnt'nl. l> ^nnd (iuvrj({u,<(u<>iquR rouM-it d'un rorps df [n'-chi-. est csiinu'! dr K.cu «'l «Jph aiip's. KiJ
(°.lia|i IV. — Dijçnilr df la >;riro chrétit-nnR (|ul nout pnlf "l ni'us intnrporc vu Jt'sus Chrisl. I.c rorps mystique et spirituel de Jésusdlirisl esi iird ;i son r.)rps pmpre el naiurel, el 2i son pronre cspiil par la sainte Kurliarislio. Klanl unis au corps ilo Jésus el animés de son esiiril, nnus devons aussi être en sa salnleié et lui re«enihler. la Un luiite et sublime di; noire inini>>lère esl de travailler il ces choses si graiitles. Hll
Cliap. V. — lleque nous de\on.s faire pour Dous aajnittcrdAinent d'uti si divin ndnistèrc. HI3
Cliap VI. — Outre la }>ruilence naturelle, l'inlenlion droite et les vertus, il Tant un don surnaturel pour la conduite des <i u\risde l>ieu. Ce don esl donné b entendre par l'ApAlreen ces mots: Opilululiuius, ijubcninliiniCi Ml.l
Cliap. VII. — Cuiuiiie les corps C''desi(<» sont plus élevés et plus purs ipie les corps rpii en dépendent, ainsi ceux i)ui sont commis a la conduitedesàmes doivent avoir qnel((iic prééminence en grâces sur elles. 81 i
Cliap. VIII. -- l.escieux, qui nous annoncent la ;;loire de lieu, nous ap|>renueiil aussi noire devoir, étant en un continuel mouvement pour répandre leurs indueiices partout. Les an(,'es qui sont au ciel el meuvent le ciel, travaillent pour la terre, et non pour le ciel : mais nous travaillons en la terre pour le ciel, et non pour la Irrrc. i'.onsidéralions de celte parole : Dwicc furmelur Chiisliis iii l'obis. {Gai. iv, 19.) 8U
Cbap. IX. — Il n'v 3 point de ministère approchant de celui des prêtres de la loi n.iuvelle. Le bul des orateurs <îlail d'émettre leur opinion dans les barreau.x ; celui des prêtres de ramioime loi élail de remplir les esprits d'avertissements salutaires; mais notre minislère lend à former Jésus-Cliri>l dans les cœurs. 810
Cliap. X. — De quelle imporlanee esl notre minislère. Ars arliuin, cura miinuirum. La science du salut des âmes est fondée sur l'humilité ,au lieu que lesaulres arts el professionssonl l'ondéssurla s.iflisance. Nous devons beaucoup invoquer Jésus-C.iiiislelreilicrçluTinslammentr;issistanco de son esprit, en toute biimililo el détiancc de nous-mêmes. Jésus n'admet en son école que les humbles, soil pour maîtres, soil pour disciples. 817
Chap. XI. — Cet arl est une science, non de mémoire, I mais d'esprit cl d'amour de Jésus. Celte science esl la ' fcience des s.iinls, qui a son origine au ciel, el des esprits humbles el elfeclifs. 818
Chap. .\II. — Celte science, haute en sa petitesse, el lumineuse en sa simplicité, confond les philosophes et les « théologiens mêmes, s'ils sont arrogants, et s'éloigiio d'eux. Celle science esl vraiment spirituelle, car elle esl ( fondée en l'esprit de Jésus, cl a Jésus pour son origine, son objet el sa tin. Ses principes sonl l'humiilé d'esprit, la pureté de cœur, l'abnégalion de soi-même, et l'adhérence à Jésus. 818
Chap XIII. — Celle science esl fille de l'oraison, discij ciple de l'humililé, mère de discrétion. Son inaitpc esi Jésus Christ : Uuus est magisler tester Chrislus. (Mutlli. xxiii, 8.) Celle science fait partie de l'esprit de l'Oratoire, déclaration de l'esprit de celle congrégatiti. Quelles disposilions il faut pour l'acquérir. 811)
Chap. XIV. — Nous nous devons sans cesse abaisser et anéantir devant Dieu, et nous démettre de toute noire 1 S-ffisance, comme n'ayant aucune proportion à ses œii- Tres, et nous élever à lui, adhérents à sa conduite, el dépendants de ses conseils. 820
Chap XV. — De ce que nous avons rapport aux cieux, , aux anges, à Dieu même el à Jésus-Chri t, son l'ils, il ' s'ensuit qu'il faut que noire esprit soil à Dieu, nos labeurs à Jésus, noire conversation au ciel, et que notre disposition soii tout angé.ique el divine. 8:îl
chap. XVI. — Les objets vers lesquels nous devons exercer notre piété sont la sainle Trinité, la personne du rère, le Fils comme Fils et comme incarné, le Saint- Esprit, la Vierge, les anges el les saints auxquels nous sommes associés. ' 8il
Chap. .XVII. — Nous devons aussi avoir une dévotion singulière aux mystères de Jésus-t hrisi, spécialement à son incarnation, sa passion, sa résurrection. On propose ceux-ci sans exclure les autres, étant obligés à tous, mais notre faiblesse U'Us c<>nlraignaiU. de nous limiter à quelques-uns des principaux. 8-/i
Chap. XVIIl. — Comme nous devons réiluire nos dévolions \\ certains n>v stères, nous devons aussi r'duire nos devoirs à certains theis et nos ilispusilious à certains \f inls. Si.'i
I hap. .XII. — Disposili'ins du supérieur vers Dieu,
abaistement, Maison rcconnaltuuce, iiivocalion, dcpon dance. Hd!
).hap. X.X. — Auires dis{)OsUlon* lin supérieur, abné gallon vert les (hoses hiiniainet, élévation aux divines pilience i% choses d'autrui, tolérance vers sa charge v>ind<' former la vie d<! l'esprit en lui cl le? aulren. 8.i.'
(;hap \XI.— I.e supérieur vers le prochain doit ^-tr» eu charilé, en patience, en bénigiiiié, en sollicitude, en édillca'ion. Il doit être el répandre l'rKleur de Jésui Hik
\ hip. XXll. — L'anlorilé nous est donnée pour faire la charité, et nous devons fort peu commander. Cotnn.e l'éta» et la SOI iéié des personnes divines se u-nniu)* en amour, ainsi doii-il être île I état ei la société d« s pers' nm » hum.iines I e supérieur doil pn-ndre tv\y>s en la croix, el Il faut que son nioiivfinenl soil d'autorité en charité. Imit.tlion de la Trinité où il n'y a |*oinl d'aulorilé, el encore en l'unité el la lijison des pcrvMines qiii procè lent à liMir pinicme. nJ»
« hap Wlll. — II faut <juc le supérieur ail non-si-Jlemeiit la charité, mais aussi un* éicndue d'ev, •'.', <;•.; '.Mnbrasse tout, sans rien négliger («♦'rrrieiire r;éue étendud'esprit doil honorer »'. Imiter l'universalité de |i l'rovidi-nie divine, et l'union du Verbe éternel à tomes It ■> parties de noire n.iture jusqu'aux moindres dans rin<,-:rnati'<n. La b'.nlé divine ne laisse rien de ce quelle 3 i.u en l homme par la création, qu'elle ne Ihonoredelunio 1 à la divinité en l'incarnation. S:.6
Chap. .XXIV. — Le supérieur doit prendre souvent en l'année du lenips pour vaquer par lui-ni<^me aux ch'.s«'< les plus viles de la maison, el en cela rendre homniag" aux bassesses que Jésus-Christ a voulu porter en s<in alliance avec nous. 827
( hap. XXV. — L'usage que doit faire le supérieur des manquements de ses inférieurs. 8.1
Chap. XX\ I. — Le supérieur doil suitporler ses inf.'— rieurs avec charité, el corriger leurs défauls avec esprii de douceur. Kn quelle manière il faut que le supérieiMregarde ses inférieurs. 828
Chap. XXVII. — Le supérieur doit plus voir et sentir Dieu en la charge pour y adhérer, que ni le fardeau pour s'en ennuyer, ni l'honneur pour s'en élever, ni l'autoriié pour dominer. 823
Chap. X.WllI. — Plusieurs avis nécessaires aux sujtérieiirs. 8fJ
Chap. XXI.X. — Le supérieur, qui doit régir les autri» par l'esprit de Dieu.se'doit régir lui-même par cet es(/ril saint. Il se doit particulièremenl appliquer a mûutenir quatre choses en la maison : 1° l'esprit d'abnégation ; -" piété vers les choses divines; ô° le soin d'acquérir et pratiquer les vraies vertus ; i" la sévérité el exeriiplarll;de la modestie et discipline extérieure. .Nous devons servir Dieu par!aitement, tant à l'extérieur qu'b l'intérieur, et Dieu, qui nous a donné l'esprit el le corps, demand.* de nous un parfait usage de l'un el de l'autre. 8.30
Chap. XX.\. — Les sup 'rieurs sonl obligés d'honorer singulièrement l'autorité de Jésus et de Marie, el s'y assuje.tir en tout. L'autorité de Jésus est fondée sur les communications divines faites à son humanité sainte, et sur ses travaux. L'autorité de Marie est dérivée de l'humanité qu'elle communique à Jésus. 831
Chap. .X.XXI. — Les supérieurs doivent même rendre servitude au prochain pour l'amour de Jésus, el par hommage à sa puissance suprême. Humilité el charilé, deux vertus inconnues au monde ava:it la venue de son Sauveur. 83i
Chap. XXXII. — Los supérieurs doivent être dans un ardent désir de l'avènement de Jésus et de son règne. Nous ne sommes en la terre que pour établir le règne et annoncer le glorieux avénemeni de Jésus. 83.'
Chap. X.XXIII. — Les trois objets' de la foi et piété chrétienne sont Dieu, Jésus el Marie. L'F.glise honora singulièrement la liaison inelTable de l'unité avec la Trinité en Dieu; de l'humanité avec la divinité en Jésus; de la virginité avec la maternité en Marie. Marie porte le nom de Vierge par excellence. Nous devons invoquer souvent ces trois objets el tirer direction de ces lroi< autorités. Dieu a révélé la fécondité de son essence au temps qu'il a voulu donner fécondité à l'Eglise et la multiplier par toute la terre. 854
TRAITE DES ENERGLMENES. 855
-^ Chapitre premier. — Que la nature humaine a comrau- [nic-tiion avec la nature angélique. 8-3 i
^ Chap. II. — Que Satan Communique avec l'homme depuis l'état du péché, cl jusqu'où arrive celte commu!iic;ilion. 8.VJ
l'.hap. m — Que celle sorte de coiiiniuiii>;iiio:i en laquelle Satan sincorj>r.re dedans l'iionuuii est fré-
iS,7
TABLE DES MATlllRKS.
.queute, même depuis le mrsière Se l'Incarnation. 844
Cti;ip. IV. — Que la misère est grande de l'hoinnie f.usséil^ de Satan qui livre un combat furieux à son àine cL donne un lourini'ut extrême à son cœur. bot)
Ciiap. V". — (Jiie iJieu a préparc un remède ordinaire h un m d si grand et si i'réquonl. Soi
Cliap. V[.— Quelle est la qualité précise de cette vexalion du malin esprit. 859
Cliap. Vil. — Quelles sont les causes dispositives et qiK.'lies sont les applicatives du malin esprit au corps de rénerçumèno. 8G5
Chap. Ylll.— Quel est le dessein de Satan envers celui lequel il possède. 868
Cliafi. IX. — Quel est le dessein de Satan contre l'Hg'.ise qui le veut déposséder. 872