Sur ce personnage, v. ci-dessus Of?e5, II, xvni, n. i
2. Cette strophe est une « contamination » du début de la i'* Satire d'Horace, Qui fit Maecenas, et du proverbe latin Tôt capita, tôt studia, qu'on trouve d'ailleurs dans Horace sous cette forme : Quot capitum vivunt, totidem studiorum Millia {Sat. II, i, 27). — - Tout le reste de la pièce est imité d'Horace, Cfln/2. I, i, et de Virgile, Géorg. II, $03 et suiv. Cf. mon Ronsard p. lyr., p. 358. Ronsard a repris ce thème dans son épître à Hamelin (Bl. VI, 236).
Ronsard, II. I
A bien poitrir les mottes de sa terre Pour de Ceres les presens i semer.
L'autre au contraire ardent aime les armes, 10 Marchant hardi, ores pour étonner
Le camp Anglois de menassans alarmes.
Or pour l'assaut à Boulongne donnera
Qui le palais de langue mise en vente Fait éclater devant un Président, 1$ Et qui picqué d'avarice suivente [76 v»]
Franchist la mer de l'Inde à l'Occident.
L'un de l'amour adore l'inconstance, L'autre plus sain ne met l'esprit, sinon Au bien public, aus choses d'importance, 20 Charchant par peine un perdurable nom.
L'un suit la court, & les grans dieus ensemble, Si que son chef au ciel semble toucher. L'autre les fuit, & est mort ce lui semble Si voit le Roi de son toict approcher.
10-12. /j" Marchani la nuit hardi, pour étonner Le camp Anglois de redoublés alarmes Et pour le jour bataille lui donner | 60 Et ne sçauroit en un lieu séjourner Sans bravement ataquer les alarmes Bien que jamais ne pensse retourner | 6'j-8'] Si qu'en un lieu {jS-Sy sa peau) ne sçauroit séjourner Sans bravement ataquer les alarmes Bien que jamais {y8 qu'au logis) n'en puisse retourner (S4-S'/ Et tout sanglant au logis retourner)