Cf. ci-après IV, vi, l'ode au Loir, 2* strophe
3. Il s'agit des cavernes creusées dès l'antiquité celtique dans le tuf des collines qui bordent le Loir depuis Couture jusqu'à Vendôme, notamment àTrôo, à Montoire, à Lavardin, à Thoré. Elles servent encore de caves ou même d'habitations. Ronsard en a souvent parlé : v. par ex. ci-dessus III, xi; ci-après IV, v, début ; et surtout l'ode de 1555 : Quand je suis vingt ou trente mois, l'élégie A Pierre l'Escot, de 1560^ l'hymne de V Automne, de 1563 (Bl. II, 259; V, 189; VI, 189 et 191).
4. Ronsard s'est vanté maintes fois d'avoir été inspiré dès son enfance, même d'être né poète; voir notamment ci-dessus Odes,\,xiv, fin ;II, 11; III, m ; ci-après Bocage, 11 ; en outre dans l'éd. Bl. t. V,p. 188 et suiv. ; t. VI, p. 44 et 191. En réalité, il est devenu poète par la force des circonstances ; lui-même a déclaré dans une épître à Odet de Coligny qu'il était né pour la carrière des armes (Bl. VI, 233). Il aurait pu dire comme Hugo : J'aurais été soldat, si je n'étais poète (Odes et Ballades, V, ix, 2). — Sur la vertu inspiratrice de son pays natal, voir encore ci-dessus Odes, I, XX ; II, xvii et xxiii.