‹ Œuvres complètesChapitre 124 sur 270 · Et mainte terre veu · texte numérisé non relu

Et mainte terre veu

66-68. 8y De prudence pourveu, Qiii les meurs de maint homme En mainte terre a veu | y^-8y gnillemettent les vers 65-68.

1. Les princes de Bourbon descendaient d'un fils de Louis IX. Ici Ronsard associe dans le même éloge Charles de Bourbon, gouverneur militaire de Picardie en 1531, mort à Amiens en 1537, et deux de ses fils : Antoine, dont il vient d'être parlé, et François, vainqueur des Impériaux à Cerizoles en avril 1544 (v. ci-dessus Gdes, I, v). — Pour cette strophe et la précédente, cf. Cl. Marot, fin de VEpisire à Monsieur d'Anguyen (éd. Jannet, t. I, p. 75).

2. L'idée de cette strophe vient d'Horace, Epist. I, 11, 19-22 ; le mouvement a été suggéré par Virgile, Géorg. II, 490 : Félix qui potuit rerum cognoscere causas..., plutôt que par Claudien, Epigr. 11 : Félix qui patriis aevumtransegit in agris... ; la suite le prouve. — A rapprocher le premier quatrain du sonnet de Du Bellay : Heureux qui, comme Ulysse (éd. des

75 Ne tout ce que nature

Fait en haut & çà bas :

De Mars la fiere face

Ne lui feist onc effroi,

Ne l'horrible menace 80 D'un sénat ou d'un Roi.

Son opposé courage [113 v"]

Bâti sur la vertu, Pour nul humain orage Ne fut onc abatu.

85 Car d'une aile non mole

Fuit ce monde odieus, Et indonté s'en vole Jusque au siège des Dieus ^

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