jo De l'art quell' (éd. suiv. corr
6. ^2, PR i6oç-i6jo, Bl, ML qu'il faut avoir (texte rajeuni) 8. PR 160^-16^0, Bl, ML Doux instrument (texte fautif) II. PR 162^ y Bl, ML suppriinent la virg. après négligent
I. G. d'Auvergne n'a suivi qu'imparfaitement le conseil de Ronsard : il n'a laissé aucun recueil de vers. On. ne connaît de lui que sa traduction en prose du Prince de Machiavel, publiée à Poitiers en avril 1553 (voir l'ode précédente, note i). Toutefois Ronsard lui adressa en 1560 une nouvelle ode, qui débute ainsi : Gaspar, qui loin de Pégase, As les filles de Parnase Conduites en ta maison, . . (Bl. II, 235).
15 Qu'à la fin ne vienne inutil,
Voire & le champ joignant fut-il
Du Nil l'iEgyptien rivage :
Tant soit un cheval de courage,
Et coutumier à surmonter, 20 S'on est long tens sans i monter
Il devient rosse, & fort en bride :
Ainsi des Muses l'écrivain,
S'il les délaisse, hêlas en vain
Il les invocque après pour guide.
2^ L'orfèvre de tenir n'a honte
Les instrumens de son métier, Son plaisir sa peine surmonte.
Tellement qu'il feroit grand conte Estre oisif un jour tout entier :
30 Ton art le passe d'un cartier.
Quoi ? voire du tout ce me semble. Toutefois encre & plume ensemble Tu crains paresseus à toucher. [147 r°]
D'orenavant écri, compose :
35 La louange pour peu de chose
S'achette, & qu'est-il rien plus cher ' ?
Mainte ville jadis puissante Est ores morte avec son nom, Ensevelie, & languissante, 40 Et Troie est encor florissante