II. jo quell'est (éd. suiv. corr
1. Cette ode n'a pu être composée qu'entre l'hiver de 1542, date de la reprise des hostilités contre Charles-Quint, et le mois de septembre 1)44, date de la paix de Crespy. Elle fut sans doute inspirée parles sentiments divers qui, dans l'entourage de François l", accueillirent en mars 1544 l'idée d'une grande bataille rangéeenLombardie,qui fut celle de Cerizoles. Cf. P. Gourteault, Biaise de Monluc historien (thèse, 1907), ch. IV, et éd. crit. des Commentaires, t. I, p. 257 et suiv.
2. Allusion à la défaite de Pavie et à la captivité de François I" à
Ni escrimer, combatre à la barrière, Ne façonner poulains en la carrière 15 Peu vertueuse n'ose.
Suit les putains, les naquets, les plaisans, Et lâchement corront ses jeunes ans
Sans oser plus grand chose.
De telles gens, Charles ^ n'a pas donté 20 Naples, Venise, & Milan surmonté,
Dessous son joue rebelle, Mais d'un soudart brave, vaillant, & fort Qui de soi mesme alloit hastant sa mort
Par une plaie belle 2. [152 v'^]
25 Le pigeon vient du pigeon, & la chievre
Naist de la chievre, & le lièvre du lièvre.
Le fils tousjours raporte Le naturel des parens avec lui 3 :
Quel peuple donc pourroit naistre aujourdhui 30 De race si peu forte ?
La fille preste à marier, accorde Trop librement sa chanson à la corde D'un pouce curieus :
14. /o poulins {corr . aux errata, mais reproduit par ^2 et PR i6op)