S4'7^ ^ l'abandon du vent
1. Comme l'indique la variante du premier vers, il s'agit de Maclou de la Haye, poète picard, auquel Ronsard a adressé d'autres odes (v. ci-dessus Odes, II, xi et xvi; III, iv et xvii).
2. Horace, Carm. III, rv, 2$ : Vestris amicum fontibus et choris.
3. Ibid. I, xxvi, début : Musis amicus, tristitiam et metus Tradani protervis in mare Creticum Portare ventis.
Ceus à qui point n'agréent
Tes beaus ars tant connus,
Et qui ne se recréent
De voir les Silvans nus, 15 Et les pères cornus
Pendre au haut d'un rocher
Doivent bien se fâcher,
Non toi, dont poëzie
Peut le soin arracher 20 Hors de ta fantasie '.
Et quoi ? je voi tes yeus
Moites d'un pleur amer :
Soit quand Phebus aus cieus
Vient le jour alumer, 2> Ou quand dedans la mer
Ses chevaus il abreuve, [155 r°]
Pleurant seul je te treuve
La fin de ton malheur.
Puis que rocher, ne fleuve 30 N'apaise ta douleur.
Donq, la faveur du monde Te fait désespérer, Laquelle on peut à l'onde Justement comparer,