Et taris les fleuves ne peuvent
3. $0 éscallés {corr. aux errata) \ PR i6i'/-2^, Bl Les peuples {texte fautif)
les âmes ou esprits délivrés des corps et volant par l'espace (v. VHymne sur le trespas de Margueiitcde Valois, Bl. II, 321-323),
1. Ce fils de l'amiral Bonnivet n'occupa l'évêché de Béziers que du IS octobre 1S46 au 5 décembre iS47- Puis il fut nommé ambassadeur en Grande Bretagne, où il mourut dans le courant de 1548 (Gallia Christiana, VI, 366 E et 367 B). On peut donc dater cette ode de juin ou juillet 1547. D'autres documents confirment cette date : l'année 1S47 fut particulièrement chaude, d'après la Chronique du chanoine Garault (de Trôo en Vendomois), et une ode de Peletier du Mans sur Les grands chaleurs de Vannée 1^47.
2. Cf. Virgile, Géorg. II, 353 : hiulca siti findit Canis aestifer arva.
L'esté nous darde de là haut, Et le souleil qui se promeine Par les braz du Cancre, rameine Ces mois tant pourboullis du chaut '.
Ici, la diligente troupe
Des ménagers renverse, & coupe
Le poil de Ceres jaunissant.
Et là, jusques à la vesprée
Abbat les honneurs de la prée.
Des beaus prez l'honneur verdissant.
Ce pendant leurs femmes sont prestes [84 v^]
D'assurer au haut de leurs testes
Des plats de bois, ou des baris,
Et fillant, marchent par la plaine
Pour aller apâter la peine
De leurs laborieus maris 2.
Si tost ne s'esveille l'Aurore, Que le pasteur ne soit encore
9. 84 L'ardeur nous lance de là haut ] jo haut. (éd. sntv. corr.) lo-ii. SS-^4 Et le soleil | 71-84, PR i6op-^o,ML par le bras 12. SS~7^ Ces mois (jS Ses mois) halés d'un si grand chaut | 84 Tels jours recuits d'extrême chaud