o Vx3inct sans ponct. {éd. suiv. corr
1. Cette naissance remonte au 19 janvier 1544 (n. st.). Cette ode en vers blancs est donc une des premières que composa Ronsard. Cf. les pièces écrites pour le même événement par Marguerite de Navarre, tante du nouveau-né (éd. Franck, t. III, p. 205), Cl. Marot (éd. Jannet, t. I, p. 64), Saint-Gelais (éd. Blanchemain, t. I, p. 290) ; il fut aussi célébré en vers par Hugues Salel et François Habert (v. Jacques Madeleine, Quelques poètes français à Fontainebleau, 1900, p. 43-45) et par des poètes italiens (v. Emile Picot, Bull, ital., t. III, 1903, p. 125).
2. Sur les rares tentatives de vers blancs par les poètes de la Renaissance italienne et française, cf. Du Bellay, Deffence, II, vu (éd. Chamard, p. 265 et suiv.) et Et. Pasquier, Rech. delà France, VII, vu, début.
3. « Amabilis insania », dit Horace, Carw. III, iv, 5 (Ad Calliopen).
Je crirai des vers non tantes, lo Et non sonnés de nul poëte ',
Plus hautement que sur le mont
Le prestre Thracien n'entonne
Le cor à Baccus dédié,
Alors qu'il a l'ame remplie 1$ De sa violente fureur 2. [86 v°]
Il me semble desja que j'erre
Seul par les antres, & qu'au fond
D'une solitaire valée 3,
Je chante les divins honneurs 20 Du grand père, & du père ensemble :
Tandis Muse, sur son berseau
Semé le lis, semé la rose,
Et l'olivier, & le laurier.
L'honneur des vainqueurs es batailles.
25 Je prevoi qu'il vous aimera.
Et emploira la même destre
De laquelle il aura vaincu
L'Espaignol, & l'Anglois parjure,
A forger des vers qui feront 30 Voler son nom par sus la terre :
Imitateur du grand Cassar
Vaillant & sçavant tout ensemble,
9-10. jj J'écrirai | ^S'^7 J^ crirai {et cri'ray) des vers non sonnés Du Grec ni du Latin poëte | Bl de vers {erreur qui vient de Vèd. de 162^) 14-15. SS~^7 Aiant la poitrine remplie D'une trop vineuse fureur 23. ^8-84 Et mainte fueille de laurier | ^7 Semé la Palme & le Laurier
27. 6J-84 Dont furieux aura veincu | 8j Dont guerrier il aura veincu