LIVRE III, ODE XXIII
Comme le tens vont les choses mondaines '
Suivant son mouvement :
II est soudain, & les saisons soudaines
Font leurs cours brevement.
Desus le Nil jadis fut la science,
Puis en Grèce elle ala, Romme depuis en eut l'expérience,
Paris maintenant l'a.
Villes, & forts, & roiaumes périssent
Par le tens tout exprès.
Et donnent lieu aus nouveaus qui fleurissent
Pour remourir après.
Comme un printens les jeunes enfans croissent,
Puis viennent en été, L'iver les prent, & plus ils n'apparoissent
Cela qu'ils ont été ^.
Naguère étoient desus la vefve arène [98 r°]
Les poissons à l'envers, Puis tout soudain l'orguilleus cours de Sene
Les a de flots couvers.
8. 84 Font leurs cours prontement | ^7 Se changent prontement | Le texte de Bl leur cours est fautif,
15-16. Sy Pour donner place aux nouveaux qui fleurissent Qui remourront après
13-20. 6j -Sy giiill. ces vers, mats 8y suppr. les quatre derniers.