L'OBSTINATION DES SUYSSES
"f^J^-^ette pièce aurait dû figurer dans le premier Ê' /^"^""'oli^me, au milieu des autres petites pièces j^ U:\f?^|C politiques de Gringcre; mais à ce moment 'â^^^^^j toutes nos recherches pour la rencontrer avaient été vaines; depuis, il s'en est retrouvé un exemplaire à la Bibliothèque Impériale. Sa brièveté nous avait permis de l'insérer dans le VIII^ volume de notre « Recueil des Poésies Françoises des XV^' et XVI® siècles, » 1858. p. 282-9, P^"^ réparer notre involontaire omission.
Nous la réimprimons une seconde fois à la suite du Mystère de Saint Louis, pour qu'elle ne manque pas à la réunion des ouvrages de Gringore.
C'est un in-80 gothique de 4 ff. ; sur le recto du premier, on voit, au-dessous du titre, le bois bien connu du roi, en robe et en toque, passant en revue des soldats en cuirasse. Le texte commence au verso, et, si les strophes n'étaient pas séparées par un blanc, la page pleine aurait 25 lignes; le dernier verso est blanc.
Quant à sa date, elle est facile à donner au moins approximativement, les Suisses ayant cessé d'être à la solde de la France depuis isiO) date de leur alliance avec le Pape et les Vénitiens contre la France, jusqu'au traité de Fribourg, conclu par François i^*" en 1 5 16. Sans en avoir de preuves bien positives, je croirais la pièce de Gringore écrite plu-
L'Obstination des Suysses. 351
tôt sous Louis XII que sous François I^r, c'est-àdire avant 1^12, et au commencement de la querelle. La pièce de Gringore est un manifeste, une adresse à l'opinion publique, et par là même elle doit se placer comme aux débuts de l'affaire.
Il en existe un manuscrit à la Bibliothèque Nationale, fonds français, n" 1690, ancien 7672, qui a été décrit par M. Meyer dans ses « Rapports sur des documents manuscrits de l'ancienne littérature de la France conservés dans les Bibliothèques de la Grande- Bretagne », Paris, 1871, in-80, p. 118.
A. de M.