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Qui est descendu du ciel^ etc

[Pourquoi une trinité, non une quaternité, ou une ogdoade, etc.

Jésus, le Christ, est Logos.

Suivant Jean, il est aussi Zoê, Alethéia, Phos^ Hodos^ etc., c'est-à-dire qu'il est plusieurs éons k la fois.

Le concile semble avoir voulu dire la même chose : Lumen de lumine^ etc. ,

Pourquoi pas encore Pneûma, puis qu'il est déjà Sophia?

Pourquoi, si le Pneûma se distingue du Logos^ n'en pas distinguer encore avec Valentin Zoé, Phôs^ Pisiis^ Charis, Nousy etc. ? ]

L'analyse de cette profession de foi montre l'intention arrêtée de créer une foi chrétienne qui ne soit ni celle de Cerlnthe, ni celle de Basilide, Saturnin, Yulentin, Bardesane ou autres, mais qui soit autre, qui les rt^fute toutes, qui les excommunie et qui en même temps satisfasse tellement quellement aux questions posées par la gnose.

Amagalme d'opinions incompatibles : par exemple la virginité de Marie appartient au dokétisme, qui, n'admettant pas la matérialité du corps de Jésus, lui faisait traverser* sans

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perle de pucelage, l'utérus de sa mère \ — Ella résurrection des morts; et Tattente du règne de mille ans...

L'article essentiel est celui qui regarde l'Église I Et unam, sanctam^ caiholicam^ et apostolicam L.,

Quelle audace au milieu de ces divisions épouvantables l.,.

En un n)Ot, le Concile de Nicée a posé Vidolâtrie chré» tienne^ en place de Vidolâtrie 'polythéiste : il est possible, il est probable que cela dut aller mieux a Tesprit des multitudes gréco-latines, asiatiques, celtiques et germaniques; mais à coup sûr, c'était une énorme rétrogradation. Mahomet, avec des peuples aussi peu préparés que ceux de l'empire, osa davantage, et son succès laisse la conduite de Nicée sans excuse.

En cette année, le Christianisme fut abjuré, anéanti, autant qu'il était en la puissance de l'épiscopat de le faire, et presque sans compensation, sans excuse. La manie trinitaire a pu seule de nos jours conduire certains philosophes a applaudir à la défaite d'Arius; mais le vrai Logos, la saine Raison, ne saurait assez déplorer l'aberration étrange et coupable du corps épiscopal.

Toute la question posée à Nicée peut se résumer ainsi ;

Le Christianisme remplace le polythéisme : bien.

Il ne s'agit point de savoir par quoi l'on remplacera Dieu, rÉtre suprême, infini, etc., — il était également connu des païens et des chrétiens.

La question est de savoir par quoi l'on remplacera les dieux visibles.

Par l'ÉON Christ^ répond Arius.

Par le Dieu Christ^ répond le concile.

Au point de vue de la politique, le concile de Nicée créa la ligne de démarcation radicale entre le spirituel et le tempO" rel. Constantin, qui espérait être chef de lachrétienté comme il l'avait été du polythéisme, apprit k ses dépens qu'en embrassant le Christianisme, en le protégeant, etc., il s'était dépouillé lui-même d'une partie de ses prérogatives impériales. Le souverain pontificat, qu'Auguste avait attaché à l'empire et transmis à ses successeurs , fut perdu pour Constantin,

224 GÉSARISME ET CHRISTIANISME.

qui dut céder le pas aux évêquesl... — C'est ce que ceux-ci feront sentir durement aux Césars !... (Cf. Ambroise, Martin, Amphiloque, Antoine, etc.)

Du concile de Nicée jusqu'au moment où la foi arienne fut définitivement vaincue (381), le monde, hésitant, fut véritablement sans Dieuj parce que le Uva^p aXvwoxaç, le Bu6oc^ ne comptait pas?...

Lettre d'Eusèbe, au sujet du concile. (Cf. Fleury, III, 145.) Le concile adopte le cycle de Méton , différent de celui des juifs, ce qui lui sert à fixer autrement le jour de la célébration de la Pâque. On voit cette assemblée impuissante occupée à déguiser des plagiats.

— Cependant Constantin sert mieux le Christianisme par ses édits que TÉglise elle-même. — 11 interdit les combats de gladiateurs.

— Entre temps, il se mêle de théologie : quel spectacle de voir Tempereur César, Télu de Tantique plèbe et le compagnon des vétérans prétoriens, occupé de ces graves soucis!.,. Et quels ennuis il se prépare.

— Lampridius, Yopiscus, Capitolinus, historiens. L'auteur de V Histoire augustine,

326. Toute la famille de Constantin embrasse la religion nouvelle : sa mère Hélène, son épouse Fausta, sa sœur Gonstantia, ses enfants. Mais chassez le naturel, il revient au galop. Ces familles césariennes ne peuvent entièrement dépouiller leurvieille nature. Crispus, fils aîné de Constantin, est accHsé par sa belle-mère Fausta d'avoir voulu attenter à sa pudeur; il est empoisonné. La calomnie reconnue, Fausta est étranglée k son tour par ordre de Constantin. Plus Constantin fait de progrès dans la foi, plus il en fait dans le crime.

— Constantin pratique TÉvangile à la lettre. — Heur son père et sa mère, son fils et sa femme; arracher son œil, se couper la main!...

Cette histoire de Fausta ressemble trop k celle de Thésée pour qu'on y ajoute foi entière.

N'y aurait-il pas Ik-dessous quelque calomnie. Grlspus, par

ses talents et ses exploits, était en disgrâce auprès de son père, esprit médiocre, vaniteux et jaloux, qu'offensait tout mérite ; Crispus était d'un premier lit et choquait Fausta, qui avait donné a Constantin six enfants, ne devait pas sérieusement avoir de passion, mais plutôt de la haine.

[Invitation de l'empereur a tous de dénoncer les complots contre l'empereur. Cet édit précéda la mort de Crispus et fut le coup de tonnerre qui annonça Torage au milieu des fêtes (vicesimales) pour l'anniversaire de son avènement; il fait arrêter Crispus et périr par le poison, sans forme de procès, son neveu Licinius, enveloppé dans la même proscription.

La bigoterie va son train. Invention de la vraie croix par Hélène, mère de Constantin.

Secte des quarto-décimans. Constantin persécute le paganisme (cf. Fleury III, 156-160. Gibbon, I, 152). On se convertit en masse, à la ville et à la cour.

Par contre, le roi de Perse, Sapor, persécute les chrétiens; les deux religions se ressemblaient trop et se connaissaient trop bien pour ne pas se détester. — Voir une lettre de Constantin k Sapor à ce sujet. (Cf. il y avait une église en Perse.)]

32*7. Le Christianisme est reçu en Abyssinie par Abraham et Atzbeham, grands négus. (Fleury, 169.)

Il est porté aussi en Ibérie et en Géorgie, dans le Caucase, par Nouna, princesse de Quid?

Institution de la messe : le sacrifice sanglant est remplacé par une anthropothysie symbolique.

Le Christ offert en sacrifice au Christ I — Gâchis d'idées.

3d8. Arius est rappelé par Constantin... (Cf. Fleury, 175 ou 177.)

Constantin devait naturellement préférer Arius , d'après ses dispositions déistes (312-313), il s'aperçoit trop tard de son erreur : Athanase, pendant trente ans, invoquera contre lui la chose jugée et, avec la grâce des masses, l'emportera.

Toute la famille de Constantin, et les empereurs suivants, ariens : le Césarisme est plus chrétien que l'Église... Cela devait être I

iao , CESAUISME ET CHRISTIANISME.

Pacônie, premier instituteur des cétiobites. (Cf. Encyclo^ pédie nouvelle^ article Augustin^ par P. Leroux.) Antoine, ermite^ à Alexandrie.

Grégoire de Nazianie : Cf. Fleury, 151.

— Constantin, occupé h la fois des barbares et de TÉglise, entretient de petites flottes pour transporter rapidement les troupes sur les points attaqués.

329. Schisme à Antioche (cf. Fleury, liv. xr, n' 43); il dure jusqu'en 414.

— Constantin favorise Farianisme. — Réaction du monothéisme pur contre l'idolâtrie de Nicée. — Accusations portées contre Athanase.

[Réfuter ici Targumentation de P. Leroux, en faveur de Vanthropomorphisation du Verbe.] 830. Les circoncellions commencent en Afrique.

— Par une loi du 5 février 330, Constantin décide que les clercs inférieurs, de même que les évoques et les prêtres, sont exempts de tous impôts, et il invite le gouverneur de Numidie à les maintenir dans leur privilège contre les récla** mations des donatistes, qui protestaient.

La loi est injuste, impolitique, absurde; mais ce qui ne Test pas moins, c'est que l'Église ose revendiquer ce privilège et traite d'hérétiques les citoyens qui réclament. De ce moment le schisme s'envenime : il appert que l'Église de cour, répiscopat impérial, n'est qu'une aristocratie avide de pouvoir et de richesse, qui trompe les peuples et ment au Christ. Alors commence en Afrique une sorte d'insurrection des paysans contre répiscopat, avec tout le désordre des insurrections populaires. C'est une espèce de Jacquerie ou de guerre de paysans contre l'Église épiscopale et impériale : le Kélotisme sous une autre forme (345).

L'évêque Donat, usurpateur h, Carthage. Il méprise les officiers de l'empire, ne reconnaît aucune autorité, parle hardiment de son parti, etc.*.

*— Dédicace de Gonstantinople» Fondée sur remplacement de Tancienne By zance. Cette ville, deuxième Rome, est destinée

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AN 330 APRÈS JÉSUS-CHRIST. ^ 22l

à devenir le boulevard de Tempire contre les barbares du Don, du Danube et de la mer Noire, en naême temps que contre ceux d'au delà de l'Euphrate. On a eu raison de? dire que la fondation de Constantinople avait frappé à mort l'existence de Rome. La chose était inévitable.

Rome, centre du polythéisme et de la vieille société, était frappée déjà par la conversion de l'empire au Christianisme ; elle allait devenir ville papale.

[La raison stratégique n'est qu'un prétexte : Constantin, apostat, haïssait Rome, il ne pouvait plus souffrir son peuple, son sénat, ses consuls, ses fêtes, etc. Un César chrétien, à Rome! c'était absurde.

Constantinople fondée en haine de Rome et du paganisme: sous ce rapport, fausse spéculation.

15 stades ou 3/4 de lieue de circonférence; 14 quartiers, comme à Rome; sénat, magistrats, etc. ; il la peuple des statues des dieux prises dans les temples.]

Depuis longtemps les empereurs» forcés de voyager sans cesse, avalent dû se créer des résidences aux extrémités de l'empire, à Nicomédie, Àntioche, Alexandrie, sur le Rhin ou la Seine.

Paris et Constantinople sont devenues deux capitales. (Cf. Gibbon, 1362-382.)

— Bénédiction de Sainte-Sophie. Fleury, 187-191.

[Dédicace de Sainte-Sophie : Sophia est un des synonymes du Logo^ ou Christos (200 et 201 av.). Ce nom est en harmonie avec le culte que Constantin rendait au Dieu suprême.

A côté de Sainte-Sophie^ il y a Sainie-Irène, c'est-à>dire la Paix, un des éons femelles de Valentin ; une troisième de Sainie-Euphémiey bonne parole.

Plus tard, une autre fut bâtie, sous Justin, et reçut le nom d'Anastasie.

Les livres sont fournis par Ëusèbe de Césarée, semi-gnostique et arien. — Alexandre, évèque de Byzance, devient le premier de Constantinople.]

L'empereur ne souffre que des chrétiens à Constantinople. Ce qui ne l'empêche pas d'ordonner, en faveur de ce peuple

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chrétien^ des distributions régulières de blé, comme celles dont jouissait le peuple de Rome!... Du reste, il aura lieu de se repentir de ce faux calcul : le peuple de Gonstantinoplè fut le plus séditieux, le plus rebelle, d^autant plus qu'il était plus chrétien (340).

— Édits nombreux contre tous les hérétiques, novatiens, valentiniens, marcionites, paulianistes, cataphésygiens ou montanistes; (lèfense de s'assembler ni dans des lieux publics ni en particulier ; confiscation des bâtiments et églises, qui sont adjugés aux orthodoxes; recherche de leurs livres; fuite des che£s.

Ainsi le succès du Christianisme fut pire pour les sectes que la domination prétorienne.

CONSTANTIN. — GONSTANTINOPLE

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