‹ Œuvres complètes (volume 2)Chapitre 1 sur 365 · SCENE I · texte numérisé non relu

SCENE I

VALÈRE, FRONTIN

( Frontin entre sur la scène avec Taîr de cherchet c[aelc[a*iin. Yalère sort fiirtivement de chez Nîcandre. )

FRONTIN

St... st... Il est, je crois, installé chez Nicandre.

Hem!... personne. Hem!... j'enrage. Il faut pourtant apprendre...

Mon cher Frontin !

FRONTIN

Monsieur?

VALÈRE

J'ai réussi.

FRONTIN

D'honneur?

VALÈRE

Oui, Frontin.

FRONTIN

Quel plaisir pour votre serviteur!

lo IL FAUT CROIRE A SA FEMME.

Je partage et j'admire un succès si rapide.

Ce n'est pas nous, monsieur, qu'une femme intimide;

Quelle vivacité dans nos galans exploité!

Nous paraissons à peine , et Ton subit nos lois.

VALÈHE.

Pas tout-à-fait encore.

FRO^NTIN.

Elle fait l'inhumaine !

Je vous le disais bien , ce n'était pas la peine De venir de si loin pour la mettre en courroux : Nous pouvions aussi bien l'adorer de chez nous. Mais....

VALÈRE

Ce n'est pas cela.

FRONTIN

Que faut-il que j'en pense ?

Daignez donc dissiper ma profondé ignoi'ance. Si j'ai pu me tromper en vous croyant vainqueur, Ai-je tort à présent de croire à sa rigueur ?

VALÈRE

Roséide, Frontin, me voit avec tendresse ,

Et se croit mon amie, et noa paa ma maîtresse.

De l'amour dans son sein je. vois croître les feux.

PROTTTIN*

Oui; mais si par hasard ce cœur est vertueux ?

VALÈRE

Depuis deux mois entiers j'adorais Roséide ; L'amour me consumait; ce dieu devint mô» gUide.

FRONTIN

Ah! monsieur, quel pUisir de tromper un époux

IL FAUT CROIRE

A SA FEMME

COMÉDIE

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