‹ Œuvres complètes (volume 2)Chapitre 290 sur 365 · VERNEUIL PÈRE, SEUL · texte numérisé non relu

VERNEUIL PÈRE, SEUL

Il m'en a coulé pour résister à ce jeune homme ,

pour lui montrer une inflexibilité qui n'est point dans mon caractère. J'aime qu'il soit l'ami de son frère. Je ne puis même blâmer intérieurement l'infortuné qui me résiste. Cette résistance prouve son honnêteté. S'il était capable d'abandonner, sans efforts, une femme intéressante, d'oublier un enfant qui doit lui être cher, oui, je le sens, je le mépriserais, et ce serait, pour moi le dernier des malheurs. Mais, si sa conduite est louable, la mienne m'est dictée par des devoirs dont je ne peux m'écarter. La distance des conditions n'est pas une chimère; la différence des fortunes n'est pas une illusion. Mon fils veut sacrifier ces avantages ; je dois m'y opposer , je le dois, et je le veux.

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