‹ Œuvres complètes (volume 2)Chapitre 302 sur 365 · SCÈNE IX · texte numérisé non relu

SCÈNE IX

VERNEUIL PÈRE, Le Comte de PRÉVAL.

LE COMTE, TembraMam.

£h ! mon cher Yemeuil , que je suis aise de vous voir! il y a douze ans au moins que je n'ai- eu ce plaisir.

VERNEUIL père.

Il est vrai, monsieur, qu'il y a long-temps que nous nous sommes perdus de vue. Votre crédit est, dit-on , porté au plus haut point : je vous en félicite. Mais je ne suis à Paris que d'hier ; comment avez« vous su....

LE COMTE, d*iui ton de fausseté.

J'étais ce matin chez le ministre; on a parlé de vous. Quelqu'un a dit vous avoir vu arriver. Je me suis empressé de vous chercher, et de venir vous offrir mes bons offices.

VERNEUIL père.

Vous me faites plaisir. Je ne connais plus personne à Paris, et je serai bien aise de pouvoir m'y réclamer de quelqu'un qui y jouisse d'une certaine considération.

Je suis l'homme qu'il vous faut , et je suis enchanté d'être ici. Mais quelle affaire vous a donc conduit à Paris?

VERNEUIL père.

Un projet, médité depuis long-temps , adopté avec

Page 1