‹ Œuvres complètes (volume 2)Chapitre 321 sur 365 · IX. 3o · texte numérisé non relu

IX. 3o

LE COMTK.

Renoncez , Caroline, à ces vertus de convention qui ne so^t plus Ûe hotte , siècle , oU {^Ititôt, laissez ces petites ruses qui né peuvent m'en imposer. Vous voyez ma franchise, imitez -la, montrons -nous tels que nous sommes; sachons l'un et l'autre ce que nous devons craindre ou espérer. Je li'éhtreprendrai pas de vous prouver qu'il est de votre intérêt de mettre fin à nos petits débats; vous atez a^séz d'expérience, vous avez assez souffert pour en être convaincue.

CAROLINE

La plus cuisante de mes peines est d'être forcée de vous entendre.

LE COMTE

Caroline, on peut acheter le bonheur par quelques soins, par quelques démarches; mais l'amour méprisé se change quelquefois en lïairie^ et la mienne ne serait pas impuissante. Si je suis capable des plus grands sacrifices pour vous désarmer , je le suis également d'employer tous les moyens pour vous réduire (i). Faut-il vous avouer que, maître de l'esprit du comte de Verneuil, je dirige à mon gré ses sentimens, sa faiblesse et ses irrésolutions ; que je ne suis com{^table à personne des cruâfutés où je pourrais me porter, et que je puis ensevelir vos plaintes avec vous? Gardezvous de m'aigrir davîintage par une résistance déplacée ; ne vous exposez pas h perdre, en un seul jour,

(i) Pendant cette "tirade dû comte, Caroline se rètonrnttà plusienn» fois vers le cabidet, en mar<|(iatit écr hicfuiéto^e.

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