‹ Œuvres complètes (volume 2)Chapitre 332 sur 365 · SCENE l · texte numérisé non relu

SCENE l

MARTON

Cependant, madame.

HORTENSE

Silence, je l'ordonne.

j , ( Elle se lève. )

MARTON

Soit , je me tais. ( En poussant de coté le métier (THortense. ) Il ne sera peut-être pas si facile d'imposer silence à votre petit cousin.

HORTEirSE.

Mon cousin? Un enfant,

MARTON, fiofcment.

Un enfant } Oh ! sans doute.

HORTEWSE.

A qui je tiens lieu de mère.

MARTON

Aussi , vous respecte-t-il infiniment.

Que d'un coup d'oeil je fais tomber h mes pieds.

M ARTOTf.

Et à qui l'attitude plaît beaucoup.

HORTENSE

Le pauvre enfant n'est pas dangereux.

MARTON

Cela peut être ; mais il est bien aimable.

HORTENSE

Il a pour lui la candeur de l'enfance. .

MARTON

Et une figure céleste, convenez-en.

HORTEirSE, avec franchise:

Oui, il est bien.

MARTON

Une gaîté franche

HO RTEir SE , se livrant dayà*tagé.

Et pleine d'esprit , Marton.

C'est c6 que je voulais dire. Riant toujouht j et montrant....

HORTEN8E;

Les plus belles dents... ^

MARTOK.

Les plus belles dents du monde........ Et dette fossette à la joue gauche

HORTEKSE.

Et ses espiègleries....;.

MARTON

Charmantes, madame, charmantes.

HORTENSE

L'art n'approche pas de tout cela.

MARTOir.

Il n'en connut jamais ; et quand il vous dit qu'il vous aime, c'est si naturellement....

HORTÈNSE, reprenant le ton sévère.

Il m'aime , il le doit.

MARTON

Oh! il remplit ses obligations dans toute leur étendue.

HORTENSE

Il sait ce qu'il doit à la reconnaissance.

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