SCENE l
MARTON
Cependant, madame.
HORTENSE
Silence, je l'ordonne.
j , ( Elle se lève. )
MARTON
Soit , je me tais. ( En poussant de coté le métier (THortense. ) Il ne sera peut-être pas si facile d'imposer silence à votre petit cousin.
HORTEirSE.
Mon cousin? Un enfant,
MARTON, fiofcment.
Un enfant } Oh ! sans doute.
HORTEWSE.
A qui je tiens lieu de mère.
MARTON
Aussi , vous respecte-t-il infiniment.
Que d'un coup d'oeil je fais tomber h mes pieds.
M ARTOTf.
Et à qui l'attitude plaît beaucoup.
HORTENSE
Le pauvre enfant n'est pas dangereux.
MARTON
Cela peut être ; mais il est bien aimable.
HORTENSE
Il a pour lui la candeur de l'enfance. .
MARTON
Et une figure céleste, convenez-en.
HORTEirSE, avec franchise:
Oui, il est bien.
MARTON
Une gaîté franche
HO RTEir SE , se livrant dayà*tagé.
Et pleine d'esprit , Marton.
C'est c6 que je voulais dire. Riant toujouht j et montrant....
HORTEN8E;
Les plus belles dents... ^
MARTOK.
Les plus belles dents du monde........ Et dette fossette à la joue gauche
HORTEKSE.
Et ses espiègleries....;.
MARTON
Charmantes, madame, charmantes.
HORTENSE
L'art n'approche pas de tout cela.
MARTOir.
Il n'en connut jamais ; et quand il vous dit qu'il vous aime, c'est si naturellement....
HORTÈNSE, reprenant le ton sévère.
Il m'aime , il le doit.
MARTON
Oh! il remplit ses obligations dans toute leur étendue.
HORTENSE
Il sait ce qu'il doit à la reconnaissance.