SCENE V
Je ne combattrai point un faux et vain système :
Jen appelle à l'honneur, à mon cceur, à vous-même.
J'ai disposé de moi, je Tai fait librement.
Nul pouvoir ne peut rompre un tel engagement.
L'hymen est une loi de tout temps révérée ,
Et si c'est une erreur , cette erreur est sacrée.
Voilà mes sentimens.
V ALÈRE.
Quelle injuste rigueur!
Mais vous m'avez donné des droits sur votre cœur; En vain le préjugé les méconnaît, m,adame.
ROSKIDE*,;
Il faut y renoncer.
VA-LÈRE
Jamais. Je les réclame.
ROSIÉIDE.
Quand l'amour est un crime, il lé faut étouffer.
VALÈRE
Eh ! dépend-il de moi d'en pouvoir triompher ? Heureux de vous servir, de vous voir, de vous plaire. Je cachais cet amour dans l'ombre du mystèrel Un fol espoir m'égare , et vous m'enhardissez ! Je vous ouvre mon ame , et vous m'en punissez ! C'est peu : vous insultez encore à ma tendresse; Vous jouissez des maux...
ROSJ^IDE.
Non , monsieur. Je vous' laisse.
Revenez à vous-même , et goûtez le bonheur ; A mon repos enfin immolez votre ardeur ; Que j'obtienne un ami dans l'amant le plus tendre.
Voilà ce que de vous Roséide ose attendre.
Je vous pardonne tout , si vous fuyez ces lieux. .
VALÈRE
Qui? moi! je vous suivrai...
BOSilDE.
Demeurez, je le veux.