AMÉLIE, DUPRÉ
DUPRIÉ.
Ce nouvel incident m'indigne et me révolte. Qu'a fait ce malheureux pour perdre sa récolte ? Et pourquoi suis-je , moi ,. plus fortuné que lui?
AMELIE.
C'est pour le secourir.
DUPRIÉ.
Qui vous demande ici ?
Je crois votre présence assez peu nécessaire , Et je ferai sans vous tout ce qu'il faudra feire.
AMELIE.
Vous me parlez d'un ton....
Je ne suis pas poli.
AMÉLIE
Vous avez très-grand tort.
DUPRÉ
Vous le croyez ainsi ?
«Taime assez vos leçons. 11 faut donc à mon nge
lo'i LE PESSIMISTE.
Des manières du temps faire l'apprentissage ; A l'homme que je hais aller tendre la main; L'embrasser tendrement en lui perçant le sein ; Sous des dehors mielleux cacher ma perfidie ; M'avilir , pour charmer la cohorte étourdie D'un tas de freluquets , et me mettre à leur rang ? Le méchant est poli, l'homme de bien est franc.
A M £ L 1 £ 9 souriant.
Monsieur l'homme de bien....
PUPRIÉ.
Enfin j'aspire à l'être, Si je ne le suis pas.
A M É L 1 £ 9 sonnant.
Je mérite peut-être.
Qu'av6e moi l'on oublie, on le peift aiséfaeqt, Ea sagesse future ^t l'humeur du moment.
DUPRÉ
Je n'aime pas du tout que l'on me contrarie , Et ce n'est pas l'instant de la plaisanterie.
Je me garderai bien , monsieur , de plaisanter. Quand je veux, je raisonne, et je vais débuter.
(Elle s'assied.)
Causons paisiblement.
DUPRÉ
Parbleu! mademoiselle....
AMÉLIE
Oh! vous m'écouterez.
DUPRÉ
•Quelle folle cervelle !