‹ Œuvres complètes (volume 2)Chapitre 58 sur 365 · AMÉLIE, DUPRÉ · texte numérisé non relu

AMÉLIE, DUPRÉ

DUPRIÉ.

Ce nouvel incident m'indigne et me révolte. Qu'a fait ce malheureux pour perdre sa récolte ? Et pourquoi suis-je , moi ,. plus fortuné que lui?

AMELIE.

C'est pour le secourir.

DUPRIÉ.

Qui vous demande ici ?

Je crois votre présence assez peu nécessaire , Et je ferai sans vous tout ce qu'il faudra feire.

AMELIE.

Vous me parlez d'un ton....

Je ne suis pas poli.

AMÉLIE

Vous avez très-grand tort.

DUPRÉ

Vous le croyez ainsi ?

«Taime assez vos leçons. 11 faut donc à mon nge

lo'i LE PESSIMISTE.

Des manières du temps faire l'apprentissage ; A l'homme que je hais aller tendre la main; L'embrasser tendrement en lui perçant le sein ; Sous des dehors mielleux cacher ma perfidie ; M'avilir , pour charmer la cohorte étourdie D'un tas de freluquets , et me mettre à leur rang ? Le méchant est poli, l'homme de bien est franc.

A M £ L 1 £ 9 souriant.

Monsieur l'homme de bien....

PUPRIÉ.

Enfin j'aspire à l'être, Si je ne le suis pas.

A M É L 1 £ 9 sonnant.

Je mérite peut-être.

Qu'av6e moi l'on oublie, on le peift aiséfaeqt, Ea sagesse future ^t l'humeur du moment.

DUPRÉ

Je n'aime pas du tout que l'on me contrarie , Et ce n'est pas l'instant de la plaisanterie.

Je me garderai bien , monsieur , de plaisanter. Quand je veux, je raisonne, et je vais débuter.

(Elle s'assied.)

Causons paisiblement.

DUPRÉ

Parbleu! mademoiselle....

AMÉLIE

Oh! vous m'écouterez.

DUPRÉ

•Quelle folle cervelle !

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