ACTE I, SCENE IV
DE LIMEUIL
Eh bien , parlez.
I^adatne....
DE LIMEUIL
Voyons, qu'a-t'ellç fait?
MAUTOIS^, àpart.
Jjç vais lui percer Tame.
Dois-je lui découvrir....
DE LIMEUIL
Enfin, parlerez^vous?
M^RTON.
C'est que je crains vraiment d'affliger un époux Si sensible et si bon.
DE LIMEUIL
Parlez, je vous l'ordonne.
MARTON
Je ne résiste plus; mais ne vient-il personne?
DE LIMEUIL
(A part. ) (Hai^O
Que va-t-elle m'apprendre? Eh, personne ne vient. Après?
MARTON
Je ne sais pas, monsieur, s'il me convient D'oser vous révéler
Ce que je sais peut-être , Et beaucoup mieux que vous.
AIARTON.
Cela pourrait bien être ,
i34 ' LA JOUEUSE.
Les hommes sont si fins !
DE LIMEUIL
Je ne me pique pas D'être très-pénétrant.
MARTON
La comtesse, en ce cas, "Vous a tout avoué , n'est-il pas vrai ?
DE LIMEUIL
Sans doute.
MARTON
Je ne l'aurais pas cru.
DE LIMEUIL
Pourquoi ?
MARTON
C'est qu'il en coûte De faire un tel aveu , surtout à son époux.
DE LIMEUIL
Ma femme me connaît, je ne suis pas jaloux.
Aussi , n'avez- vous pas , monsieur , sujet de l'être.
DE LIMEUIL
( A part. ) ( Haut. )
Bon. Et je suis très-loin , Marton , de le paraître. Nos cœurs sont trop unis....
MARTON
Je vous réponds du sien.
Si comme votre honneur ménageant votre bien....
DE LIMEUIL
Ma femme joue? Eh bien, il faut au'elle s'amuse. Elle perd. Que veux-tu ? son âge est son excuse.