ACTE I, SCENE VI. i
L£ MARQUIS
Et quel est le mortel qui ne fût trop heureux De vous offrir sa bourse et de combler vos vœux ?
(A part.)
Elle se rend enfin.
MABAMB DE LIMEUIL.
Âh ! si j'osais vous croire , Que mon sort serait doux !
LE MARQUIS
Douter de la victoire, Madame , est une erreur....
MADAMJK DE LIMEUIL.
Mais, vraiment, croyez-vous Que je trouverai gra^*e aux yeux de mon époux ?
LEMARQUIS.
Quoi , c'est de votre époux dont vous parlez , madame ?
MADAME DE LIMEUIL
De qui donc , s'il vous plaît ?
LE MARQUIS, Âpvt.
Je crois que cette femme S'amuse à mes dépens.
Parlez , rassurez*moi :
Soyez mon confident.
LE MARQUIS
Ah ! le charmant emploi !
MADAME DE LIMEUIL
Vous avez commencé, finisse? votre ouvrage.
^ LE MARQUIS
Je ne me mêle pas d'affaires de ménage. JX. \o
i46 LA JOUEUSE,
MADA.ME DE LIMEUIL
Vous m'assurez, marquis ^ d'un entier dévoûment, Et...
LE MARQUIS
Mais... j'ai tout à coup changé de sentiment»
M A D AME DELIMEUIL, sérieusement.
Vous prenez, croyez-moi , le parti le plus sage : Vous auriez tort, monsieur, d'espérer davantage. Vos feux sont très*légers, un jour les calmera. Ma note, s'il vous plaît.
LE MARQUIS, à part.
Le jieu me vengera.
(n tiré ses tablettes, et remet on papier à madame de Lûneuil*) MADAME DE LIMEUIL.
Très-inutilement , marquis , je vous arrête. Au ^lus tard à midi vous me trouverez* prête.
(Le marqais salue, et scirt avec Marton.) »