‹ Œuvres complètes (volume 3)Chapitre 100 sur 441 · SCÈNE XII. i · texte numérisé non relu

SCÈNE XII. i

FULBERT, avec un soupir.

Ah!

CÉCILE, avec un soupir.

Ah!

FULBERT

Le difficile, c'est de commencer.

CÉCILE

Sans doute; le reste va de suite.

FULBERT

Oui, il n'y a que le premier mot qui coûte, mademoiselle Cécile.

CÉCILE

En conscience, je ne peux pas le dire, monsieur Fulbert.

FULBERT

Jamais je ne me suis trouvé dans une pareille situation.

CÉCILE

Ni moi non plus, je vous assure.

FULBERT, d'un ton décidé.

Je vous prie de croire que je ne tremble pas ainsi au feu.

CÉCILE

Vous me flattez, monsieur Fulbert.

FULBERT

J'aimerais mieux attaquer un vaisseau à trois ponts , ou le diable m'emporte.

CÉCILE

Je ne me croyais pas si terrible.

i6o LE PETIT MATELOT.

FULBERT, avec impatience.

Mais, vous pourriez m'aider un peu, mademoiselle Cécile.

CÉCILE

Je vous écoute, je vous réponds : que puis -je de plus, monsieur Fulbert?

FULBERT

Ohî cet amour! cet amour!

CÉCILE

Il fait quelquefois bien du mal.

FULBERT

Et il pourrait faire tapt de bien ! {Un soupir.) Ah !

^^^^I^LBERT,

Je connais un jeune homme bien à plaindre.

CÉCILE

Il ne souffre pas seul , monsieur Fulbert.

FULBERT

Il a affaire à un père...

A un père comme il n'y en a point.

FULBERT

Qui n'a jamais aimé.

CÉCILE

Non , il n'en a pas Fair.

FULBERT

Aussi, est-il sans compassion.

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