‹ Œuvres complètes (volume 3)Chapitre 141 sur 441 · VALENTIN, FAUSTINE. BERTRAND, GERVAIS · texte numérisé non relu

VALENTIN, FAUSTINE. BERTRAND, GERVAIS

Ensemble.

Ton amour est un crime L'amour est-il un crime j^^^^^i ^^^^ ^p^^^

A nous rouer de coups ? pis qu'i s'ra ton époux. Pour qu'i' soit légitime , C'est l'mien qu'est légitime ; Hé bien , mariez-nous. ^'est l'sien qu'est légitime .

Cédez et taisez-vous,,

BERTRAND

Comment, p'tit scélérat! oser en conter à ta belle mère!

VALENTIN

C'est vous qui en contez à vot' bru.

BERTRAND

Si tu dis encore un mot...

J'en dirons cent, j'en dirons mille^^Pourquoi s taire quand on a raison? J'raffolons de c'te fille -là a' raffoUe d'nous, et, palsanguenne , j' s'rons l'un

2i6 LES SABOTIERS.

l'autre demain, aujourd'hui, toutd'suite, si on nous

pousse à bout.

BERTRAND

Oui-dà? (// le prend et V entraîne dans son cellier^ ou il V enferme a la clef,) Séparation d'corps jusqu'à mon mariage, et pour cause.

F AUSTINE.

L'rudoyer, l'renfermer, c'pauv' garçon! c'est eune barbarie , c'est une indignité î

GERVAIS, à sa fille.

Hé bien! vas-tu t'mêler d'ça, toi?

BERTRAND, à Faustine.

N'vous fâchez pas. Je Ti ouvrirons après la noce.

FAUSTINE

r mourra donc là.

V A L E N T I N , la tête à une petite lucarne.

Me v'ià dedans ; j' m'en bats l'œil. L'cœur d'Faustine est aveuc moi,

BERTRAND

Ah 1 son cœur , la belle trouvaille ! Nous , j'allons avoir sa parsonne.

V ALENTI N

T'nez , mon père , ne m'parlez pas d'ça , ou j'allons nous casser la tête avec un sabot.

BERTRAND

Casse, casse.

FAUSTINE

Monsieur Bertrand , si ous Tlaissez là , j'vous haïrai encore davantage.

Page 1