SCÈNE PREMIÈRE
BEAU VAL FILS, seul, avec une gaieté franche.
Tout réussira au gré de mes désirs. Un homme adroit et sûr marche sur mes pas. Ses instructions sont précises ; il ignore mon nom , le vrai motif de sa démarche, et mon secret me restera. Je le cacherai même à Télémaque et à Zamé, jusqu'à ce qu'ils s'éloignent de cette habitation. I^eur joie, leur reconnaissance me trahiraient sans doute , et mon père blâmerait l'emploi que je fais de ses fonds : qu'il l'ignore à jamais. Encouragé par mon premier succès, je ferai de fréquentes promenades au Cap. Bientôt j'aurai dissipé mon argent; on m'en offrira, j'accepterai; je serai utile à d'autres infortunés encore, et, quand cette ressource sera tout-à-fait épuisée, je me renfermerai de nouveau entre Baynal, et Jean-Jacques, ces amis de la vertu, ces bienfaiteurs du monde.