BRANDT, PALMER
P A L M E R , dans le plus grand désordre.
Oui , je m'armerai; mais contre les cruels, sourds aux accens de ma douleur. Je n'ai plus de patrie. J'en pouvais être le vengeur, j'en serai le fléau. ( A Brandt.) Viens, suis mes pas, je passe à l'ennemi. Nous rentrerons dans ce château; mais nous y rentrerons en maîtres , et pour y donner des lois. ( S'a?^-
rêtant.) Où vas -tu, malheureux?... Quel est donc le terme où s'arrêteront tes forfaits? Mon ami, j'étais né pour être toujours vertueux, je l'éprouve en ce moment... Oui, je combattrai avec ces villageois : j'oserai disputer à Holbourg l'honneur de cette journée. Mort des grands hommes, mort sublime , dont je me croyais indigne, je puis donc encore t'invoquer.
AIR
Entends-tu le cri de la gloire, Ce cri sacré pour des guerriiers ?
Volons, volons à la victoire ; Ceignons nos têtes de lauriers.
Mon ame flétrie Va réparer ses torts.
O chère patrie î * Souris à mes efforts.
Si Palmer succombe , S'il périt dans ce combat , Ami , grave sur sa tombe :
« Il est mort comme un soldat. »
En tends- tu le cri de la gloire, Ce cri sacré, etc.