‹ Œuvres complètes (volume 3)Chapitre 244 sur 441 · ACTE III, SCÈNE X · texte numérisé non relu

ACTE III, SCÈNE X

Épargnez-lui du moins l'horreur D'être témoin de son supplice.

LE GÉNÉRAL

Son état brise mon cœur; , Mais , il faut que j'obéisse.

AMALIE.

Vous êtes sans humanité ; Vous n'écoutez que votre rage.

Le crime et la férocité, Voilà votre horrible partage.

Périsse avec mon éponx

Sa trop ingrate patrie !

Que sa gloire soit flétrie ;

Qu'elle tombe sous les coups De ses ennemis implacables ,

Et qu'ils soient impitoyables

Autant que vous l'êtes tous !

(Elle tombe dans les bras de mademoiselle Rondou. )

TOUS, à genoux.

De grâce, suspendez les coups.

Si vous ne pouvez l'y soustraire.

LE GÉNÉRAL

Hé ! seriez-vous à mes genoux, Si je pouvais vous satisfaire ?

Mes enfans, relevez- vous.

PALMER

( Il s'est placé au milieu de la garde ; il fait un mouvement vers Amalie. Deux sergens l'arrêtent , en croisant leurs hallebardes devant lui , à la hauteur de sa ceinture. )

Adieu ! toi que j'adore , Adieu pour toujours !

Mon fils te reste encore ;

Qu'il te rappelle nos amours.

Adieu , toi que j'adore!...

TOUS

C'en est donc fait ! il va mourir.

Sa valeur , sa jeunesse , Notre tendresse , Notre tristesse , Rien ne peut vous fléchir.

C'en est donc fait ! il va mourir.

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