ACTE III, SCÈNE XL
LE GÉNÉRAL, qui a toujours les yeux sur la lettre.
Il est sauvé ! il est sauvé !
TOUS, élevant les bras.
Il est sauvé!
( Amalie reprend ses sens. ) LE GÉNÉRAL, lisant avec rapidité.
« Un inconnu s'est distingué aujourd'hui sur les « bords de l'Oder ; je lui donné le régiment de Mec- « kelbourg , avec le titre de baron de Holtz. C'est sous <( ce nom qu'il sera connu à l'armée. Quelque ressem- « blance qu'il ait avec le major Palmer, qu'on se garde « de s'y méprendre. Je sais où est ce dernier, et je « me charge de le faire punir. »
Frédéric.
R R A N D T , très-vivement.
Frédéric sait que c'est le major lui-même ; je lui ai tout raconté.
LE GÉNÉRAL, lui imposant silence avec la main.
Frédéric ne veut pas savoir que c'est lui. ( // lit une seconde lettre. ) « Le général Holbourg ne re- « mettra cette lettre et ce brevet au nouveau baron de ce Holtz, qu'après avoir vérifié les faits, et s'il s'est « montré tel qu'on me l'a dépeint »
Oh! oui, oui, il mérite ces faveurs. Tendre Amal je, recevez de ma main cet homme si digne de votre amour.
( Il met Palmer dans les bras d' Amalie. ) AMALIE.
Alî, mon Dieu, mon Dieu ! je vous remercie.. Voilà le plus grand de vos bienfaits.
LE GÉNIÉR AL , à Palmer , en lui présentant la lettre et le brevet.
Colonel, nous avons fait connaissance au champ d'honneur; j'espère que nous ne nous quitterons plus. Vous assurerez mes succès, et je chercherai les occasions de vous faire acquérir de la gloire.
PALMER, à Brandt.
Je te dois tout, brave camarade. J'embellirai tes derniers jours. Brandt et Palmer sont désormais inséparables.