‹ Œuvres complètes (volume 3)Chapitre 293 sur 441 · SCÈNE XIII · texte numérisé non relu

SCÈNE XIII

Madame DERNETTI, seule.

Quel fâcheux incident ! quelle position est la mienne ! Au moment même où je touche au bonheur, le sort me trouve une rivale, je ne sais 011; elle entre ici, je ne sais comment; et je m'alarme, je ne sais pourquoi, car elle ne peut être à craindre,, et, s'il fallait

juger les hommes sur certains écarts de jeunesse

L'occasion, d'ailleurs, se présente quelquefois si naturellement, qu'en vérité On ne peut leur faire un crime.. . Cette fille, cependant, ne ine paraît pas méprisable. Son air, son langage, sa douceur, ont un caractère...

428 CLAUDINE

Ce M. Belton avait bien affaire de courir les montagnes de la Savoie!... Voilà comme ils sont tous. Parlant sans cesse d'aimer, et ne connaissant que le plaisir; sans reconnaissance, sans humanité; sacrifiant la femme qu'ils ont trompée à celle qu'ils veulent tromper encore ; promettant le bonheur, et ne faisant que des victimes; par combien de bassesses, de mensonges, ils arrivent à une vieillesse prématurée, qu'empoisonne le mépris, que poursuit le remords!... Tout cela est bien beau, bien vrai ; ces réflexions sont sublimes ; mais elles ne décident rien, et il faut prendre un parti.

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