ACTE III, SCÈNE VII
CLAUDINE
Hélas, monsieur, vous voyez le mien!
BELTOiy.
J'ose à peine vous fixer.
CLAUDINE
Vous me haïssez donc ?
BELTON.
Je vous crains.
CLAUDINE, avec une extrême douceur.
Vous me craignez , monsieur Belton !
BELTON.
J'ai tant de reproches à me faire !
CLAUDINE
Ah ! vous en fais-je aucun ?
BELTON.
Vous avez tant souffert ! ,
CLAUDINE
Je l'avais oublié.
Ah ! malheureux , quel cœur j'ai déchiré !
CLAUDINE
Ne parlons plus de cela; c'est moi qui vous en rie.
BELTON.
Quoi î vous me pardonnez !
CL AUDINE.
N'êtes-vous pas le père de Benjamin ?
BELTON.
Ce mot me dicte mon devoir. Une éducation
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vicieuse, une jeunesse ardente, trop d'opulence, l'exemple d'un monde corrompu , tout a contribué à ma perte. Ce moment me rend à l'honneur ; il ne sera pas perdu pour la vertu. Vous avez oublié mon crime ; je n'ai qu'un moyen de le réparer. Mettez le comble à vos bontés, acceptez ma fortune et ma main. Je vous demanderai votre cœur quand je l'aurai mérité.
CLAUDINE, lui présentant la main.
Que le vôtre soit le prix du mien !
( Belton saisit sa main et la baise. )