ACTE III, SCÈNE I
MORAD.
Je veux crier, tempêter, jurer.
HUSSEIIV.
Tu vas nous perdre tous.
MORAD.
Je m'en bats l'œil.
A C O M A T , aux eunuques.
Qu'on le bâillonne, qu'on le transporte.
(On fait un mouvement.) MORAD, tirant son grand couteau.
Par la mort, je donnerai de mon grand couteau dans le ventre du premier qui s'approchera. Ce tranchelard, dans la main de Morad, sera le sabre de Mahomet. ( // se met en garde , et se défend alternativement devant ceux qui sont près de lui.) Ha!
ha! ha!
(Pirrha et les femmes sortent effrayées de leurs cabinets. ) PIRRHA.
Comment! c'est toi qui fais ce tintamare?
MORAD, lui donnant un soufflet.
Mêle-toi de tes affaires.
A c o M A T , à Morad.
Un soufflet à une femme!....
MORAD, donnant un soufflet à Acomat.
C'est la mienne.
HUSSEIN, à Morad.
A un officier du sérail!
MORAD, donnant un soufflet à Hussein.
J'en ai au service de tout le monde. ( Souffletant ceux qui sont près de lui^ qui se renversent les uns
sur les autres. ) Et pan à droite , et pan à gauche , et pan par-ci, et pan par-là. {^A Acomat ^ son couteau lei^é,) Ouvre -moi les portes, coquin, ou je vais, t'essoriller.
LES FEMMES, effrayées.
Au secours , au secours !