ACTE III, SCÈNE VIL io
BEAUVAL PÈRE, le fixant.
J'irai demain , mon fils.
BEAUVAL FILS, hors de lui.
Demain , mon père , demain ! . . . ( Sanglotant. ) Aujourd'hui! aujourd'hui!
BEAUVAL PÈRE
{^11 fixe son fils avec sès^érité, et après un temps: ) Vous êtes l'ami des noirs ; vous prétendez m'entraîner au Cap. On conspire contre moi.
BEAUVAL FILS, épouvanté et très- vivement.
Je n'ai pas dit cela , mon père.
BEAUVAL PÈRE
Vous avouez en ce moment.
BEAUVAL FILS
Qu'ai-je avoué, grand Dieu!
BEAUVAL PÈRE
C'est assez , monsieur. Epargnez-vous la honte attachée au mensonge ; cessez de vouloir m'en imposer. Oui, je vais au Cap, et j'y vais seul. Dites à ceux dont vous connaissez les complots , dont vous dirigez peut-être les projets, que leur audace ne demeurera pas impunie.
BEAUVAL FILS, le suivant.
Attendez arrêtez.... écoutez.
BEAUVAL PÈRE, le repoussant.
Laissez-moi, laissez-moi. Je vous entendrai peutêtre quand j'aurai sauvé votre père et votre fortune.
io4 LE BLANC ET LE NOIR.