SCENE XV
LE CAPITAINE
Et moi, madame, et moi.
SAINTE-SCHOLA STIQUE.
Écoutez, mon enfant, vous ne pouvez rester ici.
SAINTE-AGlvès.
Non, sans doute. Cette sœur Gertrude est une lonn^ fille
SAIIfTE-SCHOLASTIQUE.
Une fille selon la règle , mais qui , par un zèle incliscret, peut faire une imprudence , et nous compro- Tnettre toutes les deux. Mère discrète, vous avez ^otre pavillon , il faut y renfermer ce cher enfant et son camarade.
SAINTE-AGiriS.
Vous avez raison. Ils seront là très en sûreté; et ^i Gertrude parle, si on nous interroge, vaincus par <?ios exhortations , ils auront repassé les murs.
LE CAPITAINE, à part.
Et mon adorable étourdie qui m'attend au parloir !
LE MARÉtHAL-DES-LOGIS.
Ah ça , mesdames , mange-t-on chez vous ?
SAINTE -SCHO LA STIQUE.
Comment, si on mange? mais, vous êtes dans la terre promise.
SAINTE-AGNKS, au capîtaîne.
J'ai des biscotins d'une légèreté, d'une délicatesse ! Je les ai faits moi-même, je vous les réserve.
SAIJNTE-SCHOLASTIQUE.
J'ai des sirops d'une fraîcheur! vous m'en direz votre avis.
LE MARÉGHAL-DES-LOGIS
Une tranche de jambon, une bouteille de vin....
SAIITTE-AGNèS.
Vous ^ aurez cela.
LE CAPITAINE
Mesdames , vous me proposez le plus délicieux esclavage : cependant, nous allons nous retirer, jet demain
SAUTTE-SCHOLASTIQUE.
Oh , je m'y oppose.
SAINTE-AGNÈS
Et moi aussi.
LE CAPITAINE, à part.
Me voilà pris dans mes propres filets. ( A toutes deux. ) J'ai pour vous une incroyable vénération , je tremble de vous compromettre, et je m'immole à votre sûreté. (Zej regardant l'une après Vautre, ) Je pars , mais pour revenir bientôt à vos pieds: demain, je suis à vos genoux.
LE MARÉCHAL-DES-LOGIS
Adieu vignoble , adieu jambon.
( Us vont pour monter le mur , on entend la trompette. ) SAINTE-SCHOLAS TIQUE.
Qu'allez-vous faire? Cette rue est pleine de troupes.
LE CAPITAINE
Elle a raison.
( On sonne encore. ) ,
LE MAREGHAL-BES-LOGIS
On sonne le boute-selle , et nous n'y serons pas.