SCENE XIX. , 2o
dames; c'est votre colonel qui entre. Voyez-vous s'il bougera? Avez-vous envie de vous trouver nez à nez avec votre oncle ? Que pensera-t-il de tout ceci ? que cest pour moi que vous êtes entré dans le couvent, que c'est moi qui vous y retiens , que je suis une inconséquente, sans raison ) sans jugement. Et vous m'aimez, vous, homtne sans docilité, sans complaisance^ incapable du moindre sacrifice!
LE CAPITAIITE.
Ah! mon aimable amie^ je crois lire dans vdtre cceur. Mais j'ai besoin d'un aveu ; que cet aveu me rassure, et je n'ai plus rien à désirer.
SAINTE -CLA.1RB.
Si je ne vous aimais pas, que m'importerait l'opinion de votre oncle ? Que me ferait celle du monde <3ntier? Oui, je vous aime, et de toute mon ame. 3Mais aUez*vous-en.
'ïiE GAPITAIHE, saaunt à la xmyndUfe.
Le régiment est en bateuJle dans la rue.
LE MARÉGHAL-D£$-LOGlS.
Nous voilà jolis garçons.
LE CAPITAINE
Cachez-nous quelque pai^t , à la cave , au grenier , dans votre cellule,...
SAINTE-CLAIRE
Et oîi voulez- VOUS que je vons mette? Les dragons entreront partout. Ah! mon ami, quelle situation!
LE CAPITAINE
Je déshabille saint Martin.
( n môtite à lu sUtne. )
2o4 LES DRAGONS ET LES BÉNÉDICTINES,
LE MARÉGHAL-DES-LOCtS.
Et moi , je serai le diable , n'est-il pas vrai ?
Hé, mon camarade, d'un diable à un dragon la différence est imperceptible.
LE MARECHAL-DES-LOGIS
Va donc pour le diable. Quelque traitement qu'on nous réserve , nous ne l'aurons parbleu pas volé.
SAINTE-CLAIRE, les aidant.
La plaisante aventure! Dans un autre moment , j'en rirais jusqu'aux larmes.
LE MAR]éCHAL.-DES-LOGIS.
Ah ça, ferme sur les étriers.
LE CAPITAINE
Immobile à ton poste.
SAINTE-CLAIRE
Vous voilà bien , tout-à-fait bien , à rterveille : gardez de faire le moindre mouvement. Je rejoins nos dames , et je paraîtrai , s'il est possible , ne prendre aucune part aux événements de la soirée.