‹ Œuvres complètesChapitre 17 sur 414 · GERMON, SEUL · texte numérisé non relu

GERMON, SEUL

Voilà des choses auxquelles on ne s'attend pas , et qui sont faites pour embarrasser l'homme le plus sûr de lui. Voyons , calculons le pour et le contre , et ne faisons pas de sottises, s'il est possible. J'aime la mère; elle ne m'épousera pas. Elle s'est déclarée, et je ne la ferai pas revenir : elle chérit sa fille , et il n'y a rien de si naturel. Sa fille me fait l'honneur de m'aimer, et je sens que je ne n'aurai pas de peine à l'aimer aussi {en souriant)^ pour peu que je me prête à la nécessité. Mais j'ai quarante ans; elle n'en a que quinze , et jamais je n'ai rien donné au hasard. Cependant, pour avoir trop réfléchi, je suis garçon encore, et Rose ne ressemble pas mal à l'épouse que

34 LA MÈRE RIVALE j'ai toujours désirée Mais, sa jeunesse..... sa jeunesse,... Ma foi, en amour comme en guerre, ii faut risquer quelque chose, et le plus téméraire n'est pas toujours le plus malheureux.

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