SCENE XXlll. a
SAIIIT£-CLà.IRE.
Tu me diras donc la vérité ?
C'est que cette vérité-là est une vérité...
SA^INTE-GLAIRE.
Difficile à dire?
GERTRUDE
Oh! bien difficile!
SAINTE-CLAIRE
Mais facile à confirmer. Voyons les détails, et dépêche-toi ; je ne suis pas à mon aise.
GERTRUDE
Votre mari est l'espoir d'Israël^ mais....
SAINTE-CLAIRE
Va donc, va donc.
GERTRUDE
Mais il est si beau !
SAINTE-POLAIRE
Je le connais : après?
GERTRUDE
Il a le cœur si tendre !
SAINTE-CLAIRE
Au fait : qui est cette femme ?
GERTRUDE
Son hôtesse.
Jolie?
GERTRUDE
Belle.
s AINTE-OLATRE.
Aimable ?
GERTRUDE
Je l'ignore.
SA.I3VTE-CLAIRE
Tendre ?
GERTRUDE
Je le crains.
SAINTE-CLAIRE
Elle demeure?
GERTRUDE, montrant la maison.
Là.
SAINTE-CLAIRE
Je vais la voir.
GERTRUDE
Vous m'effrayez.
Ne crains rien. J'ai donné un moment à la nature; je reviens à mon caractère.
GERTRUDE
Ma chère petite Sainte-Claire , ne vous emportez pas.
SAINTE-CLAIRE
M'emporter contre une femme qui trouve mon colonel aimable ! Il me plaît bien , à moi.
GERTRUDE
Mais vous êtes sa femme.
SAINTE-CLAIRE
Et voilà rétonnant.
GERTRUDE
A la vérité, Abraham vécut avec Agar, et Sara le souffrit.