‹ Œuvres complètesChapitre 190 sur 414 · SCENE XXVI · texte numérisé non relu

SCENE XXVI

LE COLOWEL.

Il VOUS rassurera.

Qu'on croit aisément ce qu'on désire!

LE COLONEL

Douteriez- vous, si vous é^iez plus tendre?

. LA. VBUVE. .

Ah! ne vous plaignez pas de mon cœur..

LE COLONEL

Je vous ressemble à certains égards^ Je doute aussi , et je veux des preuves, mais des preuves claires, positives. . ; / ;

LA VEUVE. . • • -

Vous avez trop vu ma faiblesse : n'en exigez pas l'aveu. , «^

LE COLONEL, loi prenant la main.

11 n'est pas possible de se rendre '4e mei^ëure grâce. , . :

LA VEUVE

Je suis bien loin de me rendre encore. Rappelezvous oïl nous en étions quand on nous a . interrompus.

LE COLONEL, lai baisant la main.

Je m'en souvieps à merveille : nous en étions au chapitre des sacrifices. ,

LA. VEUVE

Et c'est un dhapitre auquel je tiens beaucoup.

LE COLONELi.

Le bonheur est sans prix. Ordonnez , fenune charmante.

LA VEUVE

Épargnez-moi la honte de m'expliquer.

LE COLONEL

Il faut donc que je devine ?

LA VEUVE

Vous le pouvez sans /effort.

LE COLOICEL.

Mais vous pourriez m'aider un peu.

LA VEUVE

Colonel, j'ai des mœurs; c'est vous en dire assez.

LE COLONEL

Et vous ne pouvez aimer qu'en sûreté de conscience?

LA VEUVE

Oui , je veux accorder la décence et mon cœur.

LE COLONEL, à part.

Elle est sage... Eh! tant mieux.

LA VEUVE, a port.

Je tremble.

LE COLONEL, à part.

Il faut répondre , et cela n'est pas aisé.

LA VEUVE, à part.

Il balance ; il ne m'aime pas.

LE COLONEL

Vous méritez mes vœux et ma main ; mais...

LA VEUVE

Achevez.

LE COLONEL

e n'ose.

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