SCÈNE XL 3i
ces instruments oîi ils sont. ( Contrefaisant Lussan. ) Gastronomie agrandit Tame , élève l'homme , et lorsque son génie plane dans les cieut , il est étranger aux faiblesses , aux tracasseries qui agitent le pauvre genre humain. ( // rit. ) Ah , ah , ah !
LUSSAN, coavrant son visage de ses mains.
Je suis au désespoir.
MONTBRUir.
Si Lussan se fût occupé d'astronomie , se serait - il emporté comme un homme du peuple , et contre qui ? contre un valet qui ne peut se défendre. Eût-il voulu verser le sang de son semblable, lui, qui craindrait, dit-il, d'oter une plume à un oiseau? Pour couvrir cette double faute, eût-il menti à Justine avec le sangfroid et la facilité d'un gascon? eût-il projeté d'abuser de son influence sur l'esprit d'une jeune femme pour lui faire congédier ses gens? Emportement, vengeance , orgueil , mensonge ; voilà ce qui vient de sig[naler ce sage si supérieur à son siècle. ( // ril. ) Ah, ih, ah!
LU s s A rr , avec le ton d*ane dooleor profonde.
Et VOUS aussi , mon oncle !
MOrîTBRUN.
Et moi aussi, mon neveu. Ah, ah, ah!
LUSSAN, à Montbnm.
Par grâce , tirez-moi de l'anxiété affreuse oîi je suis. tfa cousine est-elle instruite? Ai-je perdu sans retour on estime , son affection , sa confiance ?
MOIfTBRUN. ^
Ta cousine n'est pas plus sage que toi , et je t'as-
3i8 LES MEMNON FRANÇAIS.
sure qu'elle n'a pas de reproches à te faire. Ah,ah,ah, ah! Vois-tu son air confus, affligé? Du courage, Adèle, reviens à toi. Lussan ne sera pas sévère. N'estil pas vrai, mon ami? Ah, ah, ah!
JUSTirrE, à Montbran.
Le plus difficile est fait. Laissons -les à euxmêmes.
( Ils sortent. )