‹ Œuvres complètesChapitre 265 sur 414 · SCÈNE L · texte numérisé non relu

SCÈNE L

HÉLÈNE, La Citoyeitite DÉRICOURT.

LA CITOYF.WNE DERICOURT.

'HÉukvfE , mon trouble me suit partout. J'ai eu tantôt un moment de relâche, et maintenaçit mes cramtes renaissent avec plus de force encore.

HÉLÈNE

"Vous êtes ingénieuse à vous créer des chimères....

LA CITOYENirE DERICOURT.

Non, je ne me livre point à des chimères; je vois juste , et je pressens tout ce que j'ai à redouter.

HÉLÈNE

Qui peut donc faire renaître vos alarmes ?

LA CITOYENNE DÉRICOURT.

Je viens de passer devant le cabinet de mon mari , j'ai aperçu Adèle et Julien; un coup d'œil rapide comme l'éclair a confirmé mes soupçons : j'ai cru voir ie délire, l'ivresse de l'amour. Déricourt jouissait de leurs transports. Hélas ! il les croit innocents !

HÉLÈNE

Vous le dirai-je? Des pressentiments pénibles m'ont agitée et m'agitent encore.

ACT£ II, SCÈNE IL SgS

LA CITOYENNE DÉRICOURT.

Avec un homme tel que Déricourt, Adèle -^ Julien n'auront ^u besoin que de se déclarer. Blinvilley luimême f peut &Yoriser une flamme qu'il est incapable de sentir. Que les gens sams passions sont heureux ! S'ils n'ont pas de jouissanoes^du moins n'ont-ils pas de regrets... Hélène, il est une main invisible qui ne laisse rien impuni, et qui va s'appesantir surmoi.

n[ B li E ir £• ■ * • - V

Vous oubliez vos amis; vous vous oubliez vousmême. Vous périrez victime dé l'illusion ou de la réalité.

LA GITOtENirE DERICOURT.

Le tombeau est le seul asyle. qui me reste*. Heu* reuse si mon repos n'y est pas troUblé, ou par d'horribles souvenirs, ou par les vengeances que j'ai attirées sur ma tête.

(£Uei*AMied.)

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